Du 16 et 18 octobre se tenait à Niort au dôme du parc
des expositions de Niort-Noron le 6ème salon des couleurs.
Comme chaque année depuis 2004, ce salon organisé par l'Anjca (Association du jumelage coopération Niort Atakpamé Cové) se tenait mi-octobre et pour la première fois
depuis 2005, j'allais enfin pouvoir être présent pour cette manifestation phare de l'année.
En effet, depuis cinq ans, à cette période de l'année j'étais en mission professionnelle dans un DOM ; une autre manière de vivre en couleur.... mais voilà cette année je suis là
et j'ai enfin pu participer.
Ce salon est une invitation à un croisement culturel entre des oeuvres d'inspirations diverses : africaines ou locales ou autres voire d'ailleurs.
Les oeuvres exposées sont essentiellement des peintures mais on trouve aussi des photos, des mosaïques, des céramiques, des sculptures.... Pour le plaisir des yeux ou
acheter pour faire une bonne affaire ou un cadeau... ou tout simplement par solidarité avec Atakpamé au Togo et Cové au Bénin. Une solidarité active car sur chaque oeuvre vendue au
cours de salon 30 % de la vente vient abonder le budget de l'Anjca et sans compter que l'on demande aussi un petit péage aux exposants car certains viennent surtout pour
faire la promotion de leurs oeuvres ... et tous les tableaux ne sont pas à la portée de toutes les bourses : il y a des tableaux affichés à plus de 500 euros, qui trouvent
rarement un acquéreur.
... et puis une somme modique de 3 euros est demandée aux visiteurs... tout celà conduit l'Anjca à engranger ces dernières années, bon an, mal an, entre 8000 et 10 000 euros.... pour aider
nos amis africains à construire des écoles, des aménagements de voirie ou des marchés....
L'exposition est aussi agrémentée d'un concours de citations originales ; les années précédentes ont vu fleurir de jolies formules comme : « Apprenez à vivre
en couleur et vous verrez le monde autrement » ou encore « L'avenir se construit dans le regard des
enfants »....
......mais avant ça il nous a fallu installer la salle d'exposition et ce fut
le boulot des membres de l'association du jeudi en début après-midi au vendredi midi.
Des associations de peinture participent aussi à ces journées en tenant des ateliers qui ont la faveur du public et plus spécialement du jeune public.
.... et puis il eut cette année la présence de notre ami Bonaventure venu du
Togo, pour un séjour de deux semaines, un voyage préparé autour de ce salon des couleurs. Il tenait un stand où il était particulièrement heureux de présenter son pays, sa ville, tout en
remerciant abondamment l'Anjca, la ville de Niort et tous les niortais.
La rencontre avec madame le Maire accompagnée de quatre adjoints fut pour lui un grand moment, d'autant qu'il fut surpris d'apprendre que plusieurs d'entre eux avaient une bonne
connaissance de l'Afrique pour y avoir souvent ou longtemps séjourné. La promesse d'un déplacement à Atakpamé d'une délégation municipale l'a comblé.
Bon il me fallait aussi faire un choix, participer au vote du public. Des bulletins étaient prévus pour cela et on devait désigner 3 oeuvres et une citation. J'ai fait mes
choix le dimanche en fin d'après midi et comme Pilou ne pouvait venir ce jour là j'ai rempli deux bulletins.... mais scrupuleusement je n'en ai remis qu'un seul : Voici donc mes six
coups de coeur.
André et Bonaventure ont annoncé le palmarès dimanche à 19 H : aucun des six tableaux que j'avais retenus ne fut récompensé ce qui prouve que je n'ai pas un très
bon goût artistique (et pourtant ils sont très beaux ceux que j'avais proposés).... par contre j'ai vu juste pour la citation (Là il n'y avait pas photo : nous étions
nombreux à avoir été conquis..) avec « Le plus beau
voyage c'est celui que l'on fait de sa vie.»
Pour les tableaux, comme au festival de Cannes, il y a plusieurs prix : le prix jeunesse, le prix de
la ville de Niort, le prix d'Atakpamé, le prix des associations et puis le vote du public pour le grand prix du salon des couleurs avec trois récompenses, trois couleurs.
La palme (la médaille d'or) est revenue à un jeune peintre, Sébastien Momot, qui s'est lancé dans la peinture il y a seulement 6 mois : « Une
semaine de stage chez un pastelliste, une première exposition il y a quelques mois et le voilà, lébiscité par le public niortais pour son tableau "le turban rose" ». Extrait de l'article la NR de lundi dernier.
Je sais ce qu'il me reste à faire pour préparer le septième salon des couleurs d'octobre 2010 et ne pas être le seul membre du bureau de l'Anjca à ne pas avoir fait l'effort d'exposer quelque
chose. (La honte !)
Dès 20 H, le public parti et les artistes ayant décroché leurs oeuvres non vendues nous démontions les grilles que nous entassions dans un coin de la salle (façon de parler car il n'y a
pas de coin au dôme de Noron). Opération commando terminée en une heure. Bonaventure était ébahi devant tant d'efficacité. Le lendemain matin les équipes se
reconstituaient pour rapporter les grilles aux sociétés ou administrations qui les avaient prêtés....
Mardi nous nous retrouvions pour saluer Bonaventure qui repartait le lendemain pour le Togo. André, le président, en profitait pour nous communiquer quelques chiffres : Un
excellent cru que ce salon 2009 : 1390 visiteurs, 890 tableaux exposés, 98 tableaux vendus (sensiblement le pourcentage habituel) et un bénéfice pour l'association qui approche les
10 000 euros. Bravo !
Samedi dernier il y avait eu aussi des animations au centre-ville piétonnier. La culture de rue est une démarche d'autant plus intéressante qu'elle est spontanée (voit le billet Blues trottoir) ; le résultat est peut être plus discutable ou du moins aléatoire quand c'est une manifestation "organisée" par ou avec avec l'aval de
la municipalité.
Ce fut le cas, me semble t-il, ce samedi avec un bien curieux spectacle d'hommes-singes en cage ; curieux mais gênant.... Un obscur délire que je n'ai guère apprécié
mais sans trop m'y attarder ....
La photo, ci-jointe, accompagnait un article du Courrier de l'Ouest de dimanche matin.... alors autant rapporter in extenso l'article :
« Les Squames, ces hommes mi-hommes
mi-singes, venus des
montagnes d'Europe centrale, seront-ils le nouveau
sujet de polémique à Niort. L'avenir le dira. Mais hier matin, aux abords du marché où leur cage avait été installée les réactions étaient sans nuance. D'un côté, stuppeur et tremblement, voire
indignation exprimée à haute voix : "C'est indécent, scandaleux, limite racisme, ils font peur aux enfants". La municipalité, maire en tête,en prenait pour son grade.
De l'autre, des passant complices, entrant dans le jeu avec plaisir. Même les plus petits s'approchaient de la cage. Le public n'a cessé de s'agglutiner devant les barreaux toute la matinée. On
aime ou on n'aime pas mais au moins le centre-ville a été animé.»
On l'aura compris, je n'ai pas aimé : j'ai trouvé que c'était grotesque, répulsif... Si au moins ils s'étaient barbouillés en rose ou en vert pour donner un aspect
surréaliste.... mais avec leur peau teintée de suie j'ai eu un haut de coeur.
Je me suis retrouvé, quelques minutes plus tard, à la terrasse du bar des halles pour prendre un café avec des amis dont le Maire et son adjoint à la culture.... et ils m'ont demandé
ce que je pensais de ce spectacle... (Geneviève connaissant parfaitement mon approche culturelle réac de gauche..)... je n'ai pas caché ma répugnance ..... Nicolas ne fut d'ailleurs
pas choqué par mes remarques mais il m'a demandé si j'avais bien écouté les dialogues.... ce que je n'avais pas fait, je le reconnais volontiers.... c'était parait-il un
spectacle bien pensant qu'il fallait prendre dans la forme au second degré........ (????)
... dont acte.... ce qui est l'expression utilisée par Benoît Hamon quand certains camarades socialistes lui ont demandé de corriger ses
premières déclarations, sur Frédéric Mitterrand, pour ne pas cautionner un amalgame homosexualité-pédophilie....
Dont acte ... et puis je reconnais, au moins, aux Squames, le courage d'être restés, presque nus, pendant près de trois heures un samedi matin automnal alors que nous, bien
habillés, on se caillait à la terrasse du café....
A suivre
uelques euros.
Le lendemain nous prenions la direction de la Méditerranée, cap sur l'étang
de Thau. Nous n'allions pas y rester trop longtemps car il fallait être à Martigues puis à Marseille en fin de semaine. De plus Jeff et Nicky s'étaient engagés auprès d'un ami pour des vendanges
et voilà que le raisin était à maturité plus tôt que prévu. Cette année il n' y aurait donc pas de balade en Camargue, Aigues-Mortes ou Les Saintes Maries, il n'y aurait pas non plus de coup de
chapeau à Georges Brassens à Sète ou à Molière et Bobby Lapointe à Pézénas (ça c'était l'été dernier...oui je sais Jeff j'en rajoute un peu ).
ux signés de
Jaurès. Un vrai trésor que je donnerai à Sylvain lors de notre prochaine rencontre.
ais comme c’était la grande
messe de l’Assomption j’ai vite tourné les talons de crainte d’attraper une crise de foi.
Dimanche nous n’avons guère amélioré le bilan carbone en allant retrouver, avec
nos amis de Toulouse, d’autres amis de
Pour les chantiers d'autoroute en rase campagne le plus grand
danger est l'averse subite.... il faut intervenir immédiatement pour ralentir et canaliser la circulation sur l'autre voie en double sens, surtout lorsque la direction du vent est
défavorable car de fortes pluies tombant sur l' enrobé chaud (étendu à 150°et refroidissant peu, le temps des opérations de compactage.) entraînent un phénomène
de brouillard pouvant être ponctuellement très dense....