Mercredi 21 janvier 2009


 Oui je sais en ce 21 janvier 2009 je devrais écrire un billet sur Barak Obama... ça va venir dans quelques jours, car comme presque tout le monde je suis sous le charme et dans l'espoir... mais devant le flot d'articles élogieux, dithyrambiques, je préfère laisser passer la vague d'enthousiasme. J'y viendrai sans doute de manière détournée en parlant d'un film dans la rubrique Ciné-cure ; peut-être Primary Colors... ça le ferait bien....et en plus j'ai bien aimé ce film de Mike Nichols qui traçait un portrait au vitriol de Bill Clinton en campagne... Clinton qui ne fut pas, loin de là, le plus mauvais des présidents américains mais Nickols lui taille ....un sacré short (Je me pose la question sur l'expression "tailler"... est-ce bien approprié.... ?)

 Non aujourd'hui, pour décompresser un peu, j'ai envie de parler de quelqu'un que je n'aime pas du tout... et là, d'un seul coup en lisant le Monde,  j'en ai deux pour le même prix : Sarko et Laporte.

"Présentant lundi dernier ses voeux au monde sportif, en compagnie du secrétaire d'Etat aux sports, Bernard Laporte, Nicolas Sarkozy à rendu hommage à l'organisation en 2008, de la coupe du Monde de rugby " ajoutant à l'adresse de l'ancien sélectionneur et néanmoins membre du gouvernement depuis plus d'un an " Je trouve que cela a donné une remarquable image de votre sport"

 Le pire c'est qu'il ne boit pas .... et je me demande si le faux cul a eu le courage de lui dire que la coupe du monde c'était en octobre 2007? D'ici qu'il boycotte les Jeux Olympiques de Pékin en août 2009.... il n'y a pas des kilomètres surtout s'il décide de rester à Paris.

 Pour les voeux aux partenaires sociaux il a vanté les mérites de la protection sociale française qui constitue un puissant amortisseur pour un coût très raisonnable de 30% de la richesse nationale. Ce sont les députés de droite et les patrons qui doivent se demander si le président s'est mis à boire.... Déjà que le Figaro vantait pour Noël les 35 heures formidable amortisseur de crise (Non ce n'était pas un poisson d'avril.... pas à Noël...ils n'auraient pas osé ! ) 

 Amortisseur risque de devenir le mot culte de l'année 2009..... à condition que l'été prochain Sarko ne découvre pas, subitement, qu'il y a un problème avec les subprimes.


A suivre...... Yes We can.

Par daniel - Publié dans : Touche pas à mon rugby
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Mardi 13 janvier 2009

 Cela faisait quelques temps que je n'avais pas ouvert un livre... du moins dans le cadre d'un billet sur le blog ; ... et pourtant en 2008 j'ai quand même lu quelques livres, des livres très sérieux, (dont certains furent abandonnés en chemin) et d'autres, beaucoup moins mais, qui eurent l'avantage d'être dévorés jusqu'au bout .... et puis là, au cours de ces dernières semaines, je me suis gavé de quelques bouquins  qui, je m'en aperçois avec le recul, avaient la particularité d'avoir une sorte de lien  entre eux .... et c'est ce curieux lien qui m'a particulièrement intéressé, étonné, interpellé .... et qui fait l'objet de cet article. (Est-ce grave docteur ?) .

 

 Tout est parti de deux billets du blog Fugues ou fougue:
  http://argoul.blog.lemonde.fr/

 Pour le premier billet, celui du 5 décembre, intitulé « Keynes était un libéral », l'auteur avait à cœur de souligner que l'économiste, tant prisé par certains socialistes, était avant tout un bourgeois, intellectuel et libéral qui, certes, pensait  que le marché ne se régule pas tout seul, mais que ce n'était pas à l'État de le remplacer. Keynes était plus incitatif  que planificateur, et ne méritait pas d'être récupéré à ce point par la gauche.

 Comme souvent cet article se finissait par des invitations à consulter divers ouvrages dont un de Bernard Maris, un économiste de gauche que j'écoute régulièrement avec plaisir et intérêt sur France Inter ou sur I Télé.

 Quatre jours plus tard un second billet de ce blog intitulé Bernard Maris « Keynes ou l'économiste citoyen » vantait les mérites et soulignait quelques faiblesses de ce livre. En introduction le rédacteur du billet, un libéral sûr de lui, se devait d'affirmer que « Keynes revient à la mode après avoir été usé par les technocrates avides de régulation d'état ».
 Mais trêves de polémiques, l'essentiel étant que ces billets m'aient vraiment donné envie de commander ce petit livre en rappelant, honnètement, la base de la pensée de l'économiste « Le désir d'argent pour l'argent explique le caractère inachevé, insatiable, infantile du capitalisme... c'est un système immature et transitoire ».

 J'ai reçu ce livre quelques jours avant Noël, un petit livre de 97 pages qui se lirait presque d'une traite si on n'avait pas envie de vagabonder ailleurs, sur internet, pour aller butiner ici et là quelques informations complémentaires notamment pour comprendre et apprécier la conception freudo-keynésienne de la monnaie.

 Keynes se réfèrait souvent aux mythes et plus particulièrement à celui....  de Midas  « Midas meurt de trop désirer l'or, et de ne pouvoir consommer tout ce qu'il touche qui se transforme en or. Certes, cet amour anormal est essentiel dans le fonctionnement capitaliste....Mais le désir d'accumuler de l'argent pour l'argent peut avoir des conséquences terribles.... » A ce stade du billet il me faut préciser que ce petit livre de Bernard Marris fut imprimé en août 2007....bien avant la crise ....(finale ?)

« ... Quel que soit l'angle où on la considère, la théorie keynésienne de l'argent renvoie à la conception freudienne de l'argent... Bref, le fondement de l'économie c'est la psychologie et c'est très grave... ». Keynes craignait le développement des marchés et le risque de voir les entrepreneurs se transformer en spéculateurs... et là ce n'est plus au mythe de Midas qu'il faisait référence mais à celui de Hermès le dieu des voleurs et des joueurs.

 

 En quittant ce livre concentré, instructif et passionnant je me suis embarqué, parfois un peu égaré, avec les mythes grecs en me procurant, début janvier « La sagesse des mythes » de Luc Ferry. Oui je sais ce fut un bien piètre ministre de droite de l'éducation nationale, mais...... c'est surtout un philosophe et un conteur, les deux allant de paire dans ce gros livre de 400 pages parfois répétitives. Ces légendes et les réflexions de l'auteur sont des leçons de vie, de vie bonne, et, moi-même je me suis souvent pris à chercher dans chaque mythe un lien possible avec la crise financière de l'automne dernier.... ce que ne fait pas Ferry.

 Comment ne pas penser à la crise et ses aspects freudiens dans le chapitre la naissance des dieux et du monde et cet étrange Chaos, puis la castration (le libido freudien)  d'Ouranos qui aurait entraîné l'apparition des divinités de la haine, de la vengeance et de la discorde.

  Comment ne pas se rappeler la manière dont les états ont réagi à la crise, en injectant des milliards dans le système monétaire, avec le récit du combat entre le dieu Typhon et les dieux olympiens pour le pouvoir total : le chaos contre l'ordre. Typhon le dieu monstre aux 100 têtes de serpent que Zeus aurait maîtrisé en lançant une multitude d'éclairs, détruisant une à une ses têtes et expédiant le monstre aux enfers où il rugit encore, de temps à autre, en crachant sa colère par l'Etna.

  Parmi les mythes on retrouve dans ce livre les légendes consacrées à l'hybris qui n'est rien d'autre que la démesure orgueilleuse qui pousse les êtres à ne pas savoir rester à leur place. Pour l'homme l'hybris la plus grande consiste à défier les dieux ou pire des pires, à se prendre soit même pour leur égal... dont les mythes de Midas et de Prométhée.

 
 On passe vraiment un bon moment avec Luc Ferry, ses mythes grecs et ses leçons de sagesse.... (il faut parfois lire en diagnonale quelques chapitres déjà lus une centaine de pages avant...)  mais juste le temps de finir le livre que je découvrais en librairie « Capitalisme et pulsion de mort » le dernier livre de Bernard Marris (imprimé en décembre 2008, c'est dire s'il colle à l'actualité) et conçu avec un autre économiste, spécialiste de Keynes, Gilles Doslater.

 Les auteurs approfondissent le lien entre Freud et Keynes qui se sont connus et se sont appréciés.

......« A nouveau le capitalisme, par sa course effrénée au profit, son désir toujours plus d'accumulation, a libéré ce qui est enfoui au plus profond de lui-même et le meut de toute son énergie : la pulsion de mort. Ce que nous croyons être la mondialisation heureuse n'était que la démesure de l'argent fou et sa pulsion destructrice. ».....

...«Il est curieux que dans les mythes fondateurs des religions, les hommes qui vivaient dans l'abondance et la profusion des biens offerts au paradis terrestre aient choisi la chute et ses conséquences..»....

 Marris et Doslater développent leurs thèses Freudo-keynésiennes en revisitant les mythes de Midas, d'Hermès et surtout la dialectique Eros et Thanotos. On fait alors un petit retour chez Ferry pour connaître Eros l'un des 6 premiers dieux, l'amour qui fait surgir les êtres à la lumière  et Thanatos la mort, convoyeur vers l'enfer. Ce second livre de Marris se laisse lire ; il est intéressant par ce lien avec les mythes et la psychanalyse. Toutefois il est surtout un rappel du premier livre de 2007 qui, dans le fond, est, me semble-t-il, largement suffisant.

 

  Il me fallait chercher une chute à ce billet et je l'ai trouvé en retournant au billet du 5/12/08 du blog «Fugues et Fougue », et plus précisément à son 1er paragraphe.

« Quand j'ai demandé au Gamin s'il en avait entendu parler, pas de problème : « Tout le monde connaît Keynes.  - Et qui est Keynes ? - Ben, Skandar Keynes, le héros des 'Chroniques de Narnia' ! ».

 Et voilà à chacun ses légendes, sa mythologie, ses centaures, minotaures et autres demi-dieux.

  Martin Wolf éditorialiste économique du Financial Times avait bien raison de déclarer dans le Monde du 6 janvier « A présent, nous sommes tous des keynésiens » :

 Même Sarkozy et ce n'est pas peu dire après ce qu'on a entendu pendant la campagne des présidentielles ....mais j'ai bien peur que lui ce soit tendance Skandar Keynes....

Un peu comme moi, qui étant socialiste, je fus parfois qualifié de marxiste : Oui bien sûr, mais alors tendance Groucho.

 

A suivre.

Par daniel - Publié dans : à livre ouvert
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Jeudi 8 janvier 2009

 Pour ceux qui sont des inconditionnels de Georges Brassens et qui aiment les Antilles il faut connaître Sam Alpha, chanteur martiniquais qui, en trois CD et de nombreux spectacles, a adapté Brassens en Créole : C'est tout simplement divin..... à titre d'exemple et en hommage à cette île des fleurs avec une pensée plus particulière pour le jardin de Balata voici ce que donne  en créole "Une Jolie fleur " autrement dit "An bèl ti flé".


Asou laté jis jôdis pa tini
Dé zié koki plis ki ta mwen an tout laj
Mé fôk mwen di ki jan malé vini
Mwen té lé wé two pré saki an kôwsaj.

 
An bèl ti flé an lapo yich man Bans
An yich man Bans ki ka fé wôl flé
Wôl dou kon miyèl pouw vini bèl kadans
Mé lèy kiyenbéw zafé kiyèw pa klé.


Bon dié té bay tou sa fanm mérité
An fwaw fé wey difé pa téka pè douch
Es i téni plis bonda ki tété
Dé lé chasé pa konnet chwézi kartouch.
 


Lèspriy té kout kon zèb  an tan karenm
Sôf pou kabann i pa té sav saki li
Mé pou lanmou nonm pa bizwen sav menm
Lé an fanm bèl say ka séré an tèt li.


I jété mwen té épi an bèl gwo pwèl
Pa menm sôsié pa konnèt mo pouy givéri
An fon tèt mwen an san,ni vié rèv ka fé zwèl
lannuit kon jou mwen ka wèy la ka souri.



Mwen té kolé kont li me jôdi jou
Chalétonbé, tou sa ki fèt pé défèt
Kiyé mwen an san, piès fan man diy bonjou
kitey sonié lanmou tala bay janbèt.




Pour ceux qui veulent tout savoir sur Sam Alpha .... ils doivent se rendre sur son site qui est très accueillant et où on apprend tout, de l'alpha à l'oméga, du chanteur poète martiniquais :    http://sam.alpha.online.fr/  Sur ce site la rime est sans limite.
Une fois sur le site il faut  cliquer sur discographie, puis ensuite sur Brassens en Créole. "An bèl ti flé" se trouve sur l'album 1996. Cliquez sur la note en n'oubliant pas de mettre le son.... Mais on peut y aller directement par :  http://sam.alpha.online.fr/fleur.mp3

 Son dernier CD a un tître enchanteur  "Alizés, Biguine, Soleil" je vais, bien entendu, me le procurer.
Et puis il y a aussi de la poésie dans la langue des quidams de métropole dont un joli poème qui me tient particulièrement à coeur : "La légende d'Ernest".

Ernest un vieux corbeau, malgré l'âge encor'beau
Taquinait la corneille avec tempérament
Ses enfants naturels vous diront si je mens.
Le noir Casanova donnait tant de lambeaux
De son coeur d'artichaut pour honorer ses baux
Qu'un jour sa lé gitime, agacée fit serment

Qu'elle contribuerait à son enterrement
Vu qu'il se fichait bien de ses savons verbaux.
Alors, le vieux coureur se fendit d'un discours
Qui fit tout corvidé voler à son secours.....
....En scandant "Vive Ernest", partit en dissidence.
Ne cherchez plus depuis, est-ce coïncidence?.....


A suivre sur le site d'Alpha

Par daniel - Publié dans : L'invité
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Dimanche 4 janvier 2009

 Etre ou ne pas être pessimiste pour 2009.... c'est la question pour les champions du pronostic.
Tout d'abord je dois avouer que j'ai pris des résolutions.... et notamment une décision (bonne ou non ?)  ... ce blog ne finira pas l'année.... voilà c'est dit.... alors maintenant quand?  Je ne sais pas trop.... certainement de façon progressive (et toujours progressiste)  ..... mais ce n'est pas un drame car on peut vivre sans débloguer à longueur de temps...  et puis, et surtout, le griot a puisé dans sa réserve d'histoires du passé..... le billettiste se lasse.... alors c'est décidé, à plus ou moins court ou moyen  terme, le blog va s'arrêter .... mais je vais essayer de finir en douceur, en douceur et profondeur.
 En douceur en espaçant les billets, en conservant encore ce site pour quelques articles mais en me ménageant plus de temps pour d'autres plaisirs, pour des voyages, pour la famille, les amis.... mais aussi pour réfléchir, lire, étudier,  analyser, essayer de retrouver le goût des  engagements,  rechercher de nouvelles pistes ou au contraire retrouver mes racines..... 
 En profondeur, mais ça c'est un peu prétentieux, en travaillant un peu plus les quelques articles que je continuerai à faire, à commettre ... avec des réflexions plus poussées en politique, en économie, voire en philosopie.... mais sûrement pas pour asséner des messages.... ou faire de la propagande.... à part quelques coups de griffes à l'occasion contre ....  ceux que je n'aime pas.... avec en tête de liste... Nicolas et ses marchands de sable.

 Alors qu'est ce qu'elle va nous donner cette année 2009 ? Le pire n'est pas toujours sûr et même s'il se confirme, s'il est inéluctable, il peut-être, il doit-être, accompagné  .... 
 
 Début 2008 je savais que l'état de santé de ma mère empirait, je pensais qu'elle ne passerait pas l'année, et pendant des mois je n'ai eu qu'une angoisse c'est qu'elle meurt en octobre lorsque je serai en mission en Guyane. Courant septembre j'en parlai avec la neuropsychiatre de l'hôpital qui la suivait. " Rassurez vous.... ce n'est pas à l'ordre du jour "  m'avait-elle répondu. ... et puis voilà ce fut quand j'étais loin qu'elle est partie, m'obligeant d'ailleurs à rentrer en urgence. 
 Et pourtant quand je pense aux bons  moments de  l'année 2008, il y a ce week end de juin où mon frère est venu de Nice pour la voir... un des derniers jours où je l'ai trouvée heureuse et lucide....
 Ce blog depuis l'été 2007 m'a beaucoup aidé à tenir le coup dans l'accompagnement de la fin de vie de maman.... de sa fin de mémoire..... maintenant j'ai besoin de passer à autre chose..... ou de trouver une autre motivation pour écrire....  

..... mais heureusement il n'y eut pas que des moments difficiles en 2008 et c'est celà qu'il faut surtout retenir....  d'abord des joies familiales....














........ et puis le bonheur d'avoir de bons amis, de faire des voyages..... des voyages pour retrouver des sites du passé,  pour revoir des amis, des cousins perdus de vue .....





























































































...... Alors, et malgré tous les cassandres du lendemain, tous les apprentis sorciers néo-libéraux, tous les capitaines Madoff et autres bachi-bouzouks de la finance et de la spéculation et, cerise sur le merdier, malgré un nabot minable,  je suis certain qu'il aura encore de bons moments   en 2009..... alors on en voeux encore......
..... Carpe Diem, savourons les jours radieux quand ils se présentent et......



(A suivre)
Par daniel - Publié dans : Brèves de trève
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Mercredi 31 décembre 2008


 Ma mémoire est nue ; les souvenirs de ce mois au fil des ans se sont-ils envolés ?.... à moins que ce ne soit la triste réalité d'un mois où généralement il ne se passe pas grand chose..... dans l'attente de la dernière semaine. Ce douzième et dernier billet du cycle « souvenirs en vrac... » sera donc assez succinct et j'ai beau me creuser la tête depuis quelques jours je n'ai pas grand-chose de bloguant à raconter.

 Un souvenir d'enfance pour commencer : Le réveil un matin de Noël et je devais avoir 7 ans car c'était dans le pavillon de Noisy le Grand .... Devant mes yeux une tente d'indien dressée dans la salle à manger et devant, assis sur un tapis, un sachem avec la coiffe emplumée et le visage peinturluré « Tu as le salut de Taureau assis, jeune visage pâle » me dit mon indien de père....

Trois ans plus tard décembre vit la naissance de ma sœur Annie qui du coup me volait la vedette... naître la veille de la saint Daniel..... Quelle idée !

 
 Pendant nos périodes zaïroises et marocaines décembre fut surtout consacré à préparer les fêtes des enfants dans le cadre scolaire et les soirées festives d'entreprises : sainte Barbe (au Zaïre avec une entreprise italienne), Noël et St Sylvestre. Certes nous ne manquions pas d'amis mais quand même un peu de famille (C'était un temps où il fallait faire plusieurs centaines de kilomètres pour trouver un téléphone permettant de joindre la France.... et encore, quand c'était possible comme au Maroc.... car au Zaïre il fallait au préalable prendre l'avion pour rejoindre Kinshasa).

 

 Au Cameroun, dix ans après le Zaïre, nous n'avions plus ce problème, et nous pouvions, au moins, être facilement reliés, par un coup de fil à nos familles en France.

 Notre premier Noël à Yaoundé fut une belle histoire. Arrivés en octobre nous nous étions liés avec des voisins, Annie et Clément dont les enfants Morgan fils de Clément et Magali fille d'Annie étaient les partenaires de jeux et de transports scolaires d'Eric et Cécile. Annie était enceinte et devait accoucher fin décembre. Nous avions improvisé un réveillon de Noël incertain.... qui eut bien lieu et qui se termina par l'entrée d'Annie à la clinique Fouda au petit matin de Noël : Soizic est née le 25 décembre 1983. Annie et son bébé sont sortis de la clinique le matin de la Saint Sylvestre et nous avons pu faire ensemble notre second réveillon.

 L'année suivante Annie et Clément et la famille avaient du s'installer à Douala. Pour la période des fêtes ils sont venus nous rejoindre à Yaoundé et nous avons effectué les réveillons cher un autre couple ami, également voisin du quartier Essos, Maryse et Daniel qui avaient eu aussi une naissance en cours d'année 84, le petit David. Pour Noël il y avait aussi Jean et Christine et pour le jour de l'an Jean Pierre et Claudine.... Tous ces amis que nous revoyons régulièrement... à l'exception d'Annie et Clément qui se sont séparés à la sauvage en 1996.... et que nous n'avons plus revu depuis ; Soizic a eu 25 ans cette semaine.

 

 Décembre 1986 : J'étais à Niort depuis septembre Pilou et les enfants étaient à Nîmes jusqu'à la fin de l'année scolaire. Je faisais des allers-retours hebdomadaires et le reste de la semaine je bossais, je bossais.... Je ne savais pas grand-chose de cette ville de Niort, qui, du reste, ne m'attirait pas plus que ça... surtout si je la comparais à La Rochelle...

 Niort porte du Marais Poitevin avait tout pour plaire sauf qu'en arrivant dans cette ville il y a un passage obligé par le centre ville qui n'est qu'un immonde parking, une verrue qui endommage, abîme cette ville et dont le nom est sans équivoque : La Brèche. 22 ans après il n'y a toujours rien de changé ... ça va venir... ...

 Enfin bref, en décembre 1986, notre installation niortaise n'était, alors, pas du tout, à l'ordre du jour..... J'étais concentré sur les études de béton pour le chantier qui allait commencer en février 1987, le Pont de l'île de Ré. Je travaillais d'arrache pied avec Thomas Cohen un jeune Ingénieur de l'entreprise B .... Nous testions avec curiosité, enthousiasme, jubilation toutes les poudres de perlin pinpin, susceptibles d'apporter vigueur et pérennité au béton sans nuire à ses autres caractéristiques. Cela nous conduisait, souvent, à faire des tests de résistances à des heures très inconfortables. Ce 4 décembre c'était la barbe car il fallait tester des éprouvettes entre minuit et 3 heures du mat. Que faire en attentant ? Un petit tour en ville et c'est là qu'on sut qu'il y avait ce soir là un récital de Léo Ferré.

« J'ai loupé Brel et Brassens, je veux voir Léo avant que ce ne soit trop tard »  ai-je dit à Thomas « et puis ça nous occupera jusqu'à minuit... s'il reste encore de la place ». On s'est pointé au CAC plus d'une heure avant le spectacle et il y avait longue queue au guichet : 100 francs la place ...... Juste au moment où j'allais prendre mon billet un responsable du lieu intervint: « Il n'y a plus de place.... Pour ceux qui le désirent on peut prendre une cinquantaine de personnes sur les marches à 50 francs...» et je me procurai, illico, un billet à tarif réduit... A peine avais-je récupéré le précieux sésame qu'un autre quidam, plus gradé sans doute, intervint s'écriant « Contre-ordre il reste encore quelques fauteuils libres » et Thomas furieux du alors s'acquitter d'un billet de 100 F. « C'est pas possible ça : avec le nom de famille que je porte fièrement ; c'est moi qui paie le plus cher » ....  Je ne garde pas un souvenir exceptionnel de ce récital, Léo seul au piano avec une bande son en guise d'orchestre, j'étais très loin du récital de Serge Régiani à Bobino en 1968.... Mais je me souviens encore, comme si c'était hier, de l'extravagante mauvaise humeur de Thomas.... Surtout que nous avons ensuite passé une bonne partie de la nuit au laboratoire.... Et plus il râlait et plus j'en riais... et plus lui était de mauvaise humeur.

 

 Le jour de Noël 1988 un tour en voiture, avec Michel, dans Paris complètement vide entre 9 H et 11H : Magnifique.... Que cette ville est belle surtout quand il n'y a pas grand monde dans les rues et surtout pas de voiture... c'est un peu comme de voir un bon film dans la grande salle d'un complexe Méga à la séance de 11 H, seul ou presque face au grand écran... ça aussi c'est un super pied. 

 

 Décembre 1989 : Nous avions organisé à Niort un colloque professionnel « sécheresse » avec les experts d'assurance. J'ai eu le plaisir de retrouver mon ancien directeur au Maroc, Mario T. Un grand ingénieur mais aussi un grand bonhomme qui dans une situation très complexe et surtout très délicate, pour l'un de ses collaborateurs, a fait preuve d'un courage et d'une ténacité exemplaire pour sortir le collègue des griffes d'une police peu réputée pour sa tendresse : respect Monsieur T..... et puisqu'il est question de liberté comment ne pas évoquer la chute du communisme et la brèche du mur de Berlin.

 

 Décembre 1993 : Encore une histoire de garde à vue et de liberté mais j'ai déjà consacré un billet à ce rayon de soleil kurde en Gâtine.

 

 Début décembre 1994 : Mon premier Conseil National du PS après le congrès de Liévin. Ségolène fut une très éphémère présidente du Conseil.

 

 Noël 1995 : Nous faisions Noël chez Paqui à Ozoir. L'oncle Rafaël était là à 84 ans ayant fait le voyage aller de Toulouse en avion.... mais il était hors de question pour lui de faire le retour dans les mêmes conditions. Il voulait faire le voyage en train ce qui, compte tenu sont état de santé, nous semblait impossible. Quelques jours plus tard il est rentré avec nous par Niort et puis le lendemain je le ramenais à Toulouse.... Un aller retour le 31 décembre juste avant le réveillon.

 Rafaël est mort le 18 décembre 2002 à 92 ans, 8 ans après Marguerite son épouse, 21 ans après son cher frère Luis et 13 ans après sa belle sœur Encarnation décédée le 4 décembre 1989. Les anti-franquistes, héros de No pasaran sont pratiquement tous partis à la même période de l'année.

 

 Décembre 2003 : Ah ! Enfin une année où j'ai un peu de concret politique à raconter. Le 5/12 avec mes camarades du comité d'entreprise nous passions en jugement à la cour d'appel de Versailles.... Et nous avons gagné face à notre direction. A la même heure à Nanterre un ancien 1er ministre était condamné... à passer de longues vacances au Canada. Une justice en faveur des prolos c'est beau.... J'ai déjà évoqué cette histoire dans le billet au Théâtre d'instance.

 Le lendemain matin une réunion NPS à la Sorbonne, Pilou m'accompagnait .... Et là je me suis ramassé une engueulade par Vincent parce que je n'étais pas retenu sur la liste des régionales pour le Poitou-Charentes.... et surtout que je ne lui avais pas téléphoner pour qu'il intervienne auprès de Ségolène. .... Finalement il était furieux car il avait compris que dans le fond je n'y tenais pas beaucoup à cette place, à cette corvée.

 Une semaine plus tard le 13/12 il y avait une convention PS à la Défense.... Je me rappelle surtout d'un trajet Solférino-Défense dans la voiture de Vincent Peillon avec aussi Gérard Filoche : une riche conversation de 30 minutes sur les rapports sociaux dans l'entreprise... je rêvais d'un PS unitaire... en discutant avec mes deux amis.

 

 Décembre 2005 : une belle soirée restaurant avec mon copain de jeunesse Dudule et Valérie : il faudrait se voir plus souvent.
 Un autre bon ami Jacques, camarade des campagnes politiques de Geneviève, est parti brutalement victime d'un anévrisme  le jour de Noël, quelques semaines avant ses 60 ans et son départ en retraite. Quelle connerie la mort. Les obsèques eurent lieu le 31 décembre, alors que depuis le début des années 90 Jacques était un animateur de base de la plupart de nos réveillons.

 

 15 Décembre 2007. 13 ans après le premier, mon dernier Conseil National du PS. Se reporter au billet de l'an dernier Goulash à la carte.

 

A suivre

Par daniel - Publié dans : Souvenirs en vrac
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Samedi 27 décembre 2008

 En cette fin d'année 2008 quelle est la phrase « historique » de l'année ? C'est incontestablement le «Yes we can ! » de Barak Obama.... et pourtant je parie que cette phrase ne restera pas « culte » en France, d'abord parce qu'elle n'est pas en français, et puis parce qu'on a eu chez nous beaucoup mieux, en mars au salon de l'agriculture avec un « Casse toi, pauvre con » lancé par un piètre président bien agité. Dans le passé, d'autres présidents ont été interpellés par des opportuns mais, d'une autre stature ils avaient eu plus de réparti : A un individu qui traita Chirac de connard celui-ci répondit « Enchanté moi c'est Chirac ».

 

 Cette année j'ai reçu par courriel de nombreuses citations, parfois même des poèmes, qui collaient admirablement à l'actualité. Hier, Mathieu m'a envoyé une déclaration datée de 1802 de Thomas Jefferson  qui était Président des Etats-Unis : « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toutes possessions, d'abord par l'inflation, ensuite la récession, jusqu'au au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ».

 Et puisque je suis dans le domaine économique on peut aussi rappeler les pronostics plus récents (de la dernière décennie) de quelques économistes, américains notamment, qui n'étaient pas, loin s'en faut, d'affreux gauchistes.

« Ceux qui nous assuraient que le marché fonctionnait, que la poursuite du profit conduisait toujours à des résultats positifs se sont massivement trompés. » Paul Krugman Prix Nobel d'économie 2008.

« Aujourd'hui la mondialisation, ça ne marche pas pour les pauvres du monde. Ca ne marche pas pour l'environnement. Ca ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale. » J. Stiglitz. Prix Nobel d'économie 2001.

« Rien n'est plus confortable qu'un consensus qui fournit une réponse à tous les problèmes. C'est comme si le déterminisme historique de Karl Marx avait été directement métamorphosé dans le cerveau des globalistes, en particulier des néolibéraux.» John Saul auteur de « Mort de la Globalisation » (2006)

 Et ils voudraient nous faire croire que ce qui est arrivé n'était pas prévisible.... Que personne ne disait aux libéraux qu'ils nous envoyaient dans le mur !

 Bien sûr la droite française, à l'image du culbuto lors de son discours de Toulon le 25 septembre dernier, est capable de changer d'idéologie en quelques heures :  « L'idée de la toute puissance du marché était une idée folle. L'idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle ». Que d'idées folles furent donc promises au peuple pendant la campagne des présidentielles par ce candidat tenant du libéralisme.

 N'a t-on pas aussi vu la semaine dernière le Figaro faire l'éloge des 35 heures « formidable amortisseur de crise » ?

 Bien sûr Einstein disait « L'important est de ne jamais cesser de s'interroger »..... Mais quand même ! En espérant que les citoyens n'auront pas la mémoire trop courte.

 

 J'ai reçu d'autres trésors de citations.... Richard eut la bonne idée de me transmettre cet extrait de Napoléon le petit de Victor Hugo. Bien sûr Charles Louis Napoléon Bonaparte est loin de nous mais les vers d'Hugo ne sont-ils pas éternels ou du moins prémonitoires ?

 

« ... Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie

eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.

Seulement voilà, il a pris la France  et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène :

il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;

ne pouvant créer, il décrète ;

il cherche à donner le change sur sa nullité ;

c'est le mouvement perpétuel ;

mais, hélas ! Cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir

a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, 

ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,

il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France,

il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave,

la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, 

d'un homme médiocre échappé '.... »

 

 Texte auquel on peut ajouter quelques citations adaptées :

«Tout pouvoir sans contrôle rend fou. » Alain

 « Je dénonce à la conscience des honnêtes gens cette pression des pouvoirs publics sur le justice du pays. Ce sont là des mœurs politiques qui déshonorent une nation libre. » Zola

 « C'est pour les enfants qu'il faut faire de la politique

C'est souvent à cause d'eux qu'on n'en fait pas

Mais c'est pour les enfants qu'il faut faire de la politique. » Vaclav Havel

« Il n'y a pas de vérité sacrée, c'est-à-dire interdite à la pleine investigation de l'homme, ce qu'il y a de plus grand dans le monde c'est la liberté souveraine de l'esprit. » Jaurès.

« L'homme est un être raisonnable... mais les hommes le sont-ils ? » R .Aron

« Nous n'avons d'autre possibilité que l'impossible. » G. Bataille.

 « Je me révolte donc je suis. » Camus

 

 Je quitte la politique et l'économie pour passer à la rubrique faits d'hiver (mais dans le fond c'est très politique) avec ce poème populaire de Jehan Rictus que m'a envoyé mon cousin Michel.

Merd' ! V'là l'Hiver et ses dur'tés,                    

V'là l' moment de n' pus s' mettre à poils :

V'là qu' ceuss' qui tienn'nt la queue d' la poêle      

Dans l' Midi vont s' carapater !

V'là l' temps ousque jusqu'en Hanovre

Et d' Gibraltar au cap Gris-Nez,

Les Borgeois, l' soir, vont plaind' les Pauvres

Au coin du feu... après dîner !

Et v'là l' temps ousque dans la Presse,

Entre un ou deux lanc'ments d' putains,

On va r'découvrir la Détresse,

La Purée et les Purotains !

Les jornaux, mêm' ceuss' qu'a d' la guigne,

À côté d'artiqu's festoyants

Vont êt' pleins d'appels larmoyants,

Pleins d' sanglots... à trois sous la ligne !

Merd', v'là l'Hiver, l'Emp'reur de Chine

S' fait flauper par les Japonais !

Merd' ! V'là l'Hiver ! Maam' Sév'vrine

Va rouvrir tous ses robinets !

C' qui va s'en évader des larmes !

C' qui va en couler d' la piquié !

Plaind' les Pauvr's c'est comm' vendr' ses charmes

C'est un vrai commerce, un méquier !

Ah ! C'est qu'on est pas muff en France,

On n' s'occupe que des malheureux ;

Et dzimm et boum ! La Bienfaisance

Bat l' tambour su' les Ventres creux !

L'Hiver, les murs sont pleins d'affiches

Pour Fêt's et Bals de charité,

Car pour nous s'courir, eul' mond' riche

Faut qu'y gambille à not' santé ! Sûr que c'est grâce à la Misère

Qu'on rigol' pendant la saison ;

Dam' ! Faut qu'y viv'nt les rastaqoères

Et faut ben qu'y r'dor'nt leurs blasons !

Et faut ben qu' ceux d' la Politique

Y s' gagn'nt eun' popularité !

Or, pour ça, l' moyen l' pus pratique

C'est d' chialer su' la Pauvreté.

Moi, je m' dirai : « Quiens, gn'a du bon ! »

L' jour où j' verrai les Socialisses

Avec leurs z'amis Royalisses

Tomber d' faim dans l' Palais-Bourbon.

Car tout l' mond' parl' de Pauvreté

D'eun' magnèr' magnifique et ample,

Vrai de vrai y a d' quoi en roter,

Mais personn' veut prêcher d'exemple !

 

 Jehan Rictus et ses soliloques du pauvre : L'Hiver, les murs sont pleins d'affiches pour Fêt's et Bals de charité,... les restos du cœur de la fin du 19ème  siècle, début du 20ème.

 

 De la même veine une dernière citation pour la route,.......la plus sérieuse de toutes :

« Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. » Pierre Dac

 

 (À suivre)

Par daniel - Publié dans : Brèves de trève
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Lundi 22 décembre 2008

 

 Il me faut finir le cycle Didi ouvert avec le billet relatant son arrestation par les allemands le 8 juin 1944 dans la forêt d'Annoux en compagnie de son camarade maquisard Charly et que j'ai terminé par sa démobilisation en novembre 1945. (Voir les 3 premiers articles sur Didi)

 J'ai trouvé dans les archives de mon oncle, le journal d'un de ses compagnons militaires, Jean S. ancien du groupe Chevreuil : 1er Groupe, 1ère Section, de la 1ère Compagnie du 1er Bataillon , du 1er Régiment des Volontaires de l'Yonne, du 1er Corps d'Armée, de la 1ère Armée Française....... Pour faire plus simple : Les premiers de la Classe 44/45. Le journal fut ouvert le 7 novembre 1944 et refermé le 8 novembre 1945 : 1 an de la vie de ces héros de 19/20 ans. Ce document a plus de 20 ans, sans doute même beaucoup plus .... aussi c'est avec infiniment de respect que je l'emprunte et le reporte dans cet article. J'ai déjà évoqué des évènements de ces mois difficiles dans les billets sur Didi, au fil des correspondances qu'il échangeait avec ses parents... le journal de Jean complète et restructure l'ensemble :

 

Mardi 7 novembre 1944, départ de Joigny à 7 h du matin, arrivée à Magny-Vernois à 19h.

Jeudi 9 novembre, départ de Magny-Vernois à 3 h pour Seinargent : nous avons touché les capotes et les premières rations américaines.

Samedi 11 novembre : Cérémonie au Monument au Morts de Seinargent à 10 h ensuite départ pour Magny d'Anigon ; arrivée à 11 h nous avons reçu des couvertures et gamelles. Les jours suivants j'ai pris la garde aux abords de Magny d'Anigon.

Jeudi 16 novembre : Je suis parti en 1ère ligne dans la forêt.

Dimanche 19 nov. : Patrouille dans les lignes allemandes ; nous avons constaté leur très récent départ... sans doute la veille ; nous avons trouvé un cadavre de soldat allemand miné. Le soir retour à Magny.

Jeudi 23 novembre : Départ de Magny d'Anigon à 8 h, arrivée à Fresches-Le-Châtel entre Montbélliard et Delle, à 6 km de la frontière Suisse.

Vendredi 24 nov. : Pris position en 1ère ligne dans les tranchées à Allenjoie à 1200 m de Dampierre.

Samedi 25 novembre : Départ à midi, à pied ; nous avons couché à Bretagne dans une grange qui fut bombardée la nuit.

Dimanche 26 nov. Revenu à Novillard 1 h 30, départ pour Petit-Croix et le soir à 18 h, re-départ pour Montreux -Le -Château.... Couché à la gare avec du..... Champagne !

 Mardi 28 novembre : Départ de Montreux à 9 h nous sommes passés en Alsace puis nous fûmes cantonnés près de Traubach-Le-Bas.

Mercredi 29 novembre : L'après midi nous sommes allés à Traubach-Le-Haut où François J. nous fait des beignets ; le lendemain un clafoutis aux pommes.

Lire le billet « Didi... quand un soldat s'en va en guerre », où mon oncle décrit par lettres ces journées à ses parents.

 Vendredi 1er décembre : départ de Traubach-Le-Bas à 8 h à pied, direction Belfort ;  arrivée à 14 h après environ 30 km de marche... en principe au repos.

Samedi 2 décembre : Départ de Belfort à 16 h en camion pour Guewenheim où nous avons couché dans la grange du Presbytère.

Dimanche 3 décembre : Nous avons pris position au carrefour de Michelbach à 6 h jusqu'au mercredi 6 décembre où nous sommes redescendus au repos à Guewenheim.

Jeudi 7 décembre. Départ pour l'attaque de Michelbach à 8 h. Nous attendons en réserve. Le commandant Charpy est tué. Le soir retour à Guewenheim.

  Samedi 9 décembre. A l'église de Guewenheim  service d'enterrement du commandant Charpy. La 1ère section rend les honneurs.

Lire le billet « Didi.... La bataille de Michelbach » Le commandant Charpy était à proximité de Didi quand il fut fauché... après les obsèques, mon oncle fut transféré à Belfort pour y être soigné à l'hôpital.

Dimanche 10 décembre : Pris position en 1ère ligne à 8 h 30 au carrefour ; redescendu à 13 h. les boches ont décroché.

Mardi 12 décembre. Départ de Guewenheim à 9 h 30 pour Leimbach. L'adjudant Jeunesse est tué.

Mercredi 20 décembre. Parti de Leimbach à pied à 5 h 30 jusqu'à Guewenheim et de là en camion à Anjoutey, au repos.

Dimanche 24 décembre. En l'église d'Anjoutey, messe de minuit puis ensuite réveillon jusqu'au petit matin.

Mercredi 27 décembre : Douche à Rougemont.

Jeudi 28 Décembre : Départ d'Anjoutey à 12 h pour Willer-sur-Thur, où nous avons pris position le soir même au piton St Joseph.

Samedi 28 décembre. Descendu au repos à Willer à la maison B.

 
 Lundi 1er janvier 1945 : en remontant au piton nous apercevons des chevreuils derrière un sapin. Faut-il y voir un bon ou un mauvais présage pour le groupe Chevreuil en ce jour de l'an ?

Mercredi 3 janvier, en position au tunnel. Fillou de Guerchy est tué.

Depuis notre départ de Willer nous tenons différents endroits que nous reperdons ensuite...... Dimanche 14 janvier nous tenons le poste de l'observatoire toute la journée mais il fut repris la nuit suivante par les allemands.

Mercredi 17 janvier, départ de Willer à 4 h du matin jusqu'au col d'Hundsruch puis, à nouveau, vers Anjoutey en camions.

Jeudi 18 janvier Départ d'Anjoutey à 8 h pour Bretten.

Samedi 20 janvier départ de Bretten à 6 h 30 pour Aspach le Pont. Du moulin d'Aspach nous prenons la direction de Schweighouse. On nous a fait arrêter à l'entrée de Schweighouse où nous subissons un violent tir d'artillerie. Tout le monde est dans les fossés ; Dédé Brunet est tué.

Dimanche 21 janvier. Départ de Schweighouse à 12 h pour la forêt de Nonnenbruck.

Mardi 23 janvier : Guy Sergent est tué avec l'adjuvant Jourdan. Garnault de Chény, Robert Bergeris et Mascot sont blessés.

Mercredi 24 janvier. Nous redescendons à Schweighouse. Ce même jour au cours d'une attaque dans la forêt, notre chef, Chevreuil saute sur une mine. Il doit être amputé d'une jambe. Le dernier paragraphe du billet « Didi.... La bataille de Michelbach »

Vendredi 26 janvier : au réveil il y a 50 à 60 cm de neige.

Lundi 29 janvier. Nous partons de Schweighouse à pied jusqu'au pont d'Aspach et de là en camions à Bessoncourt.... Au repos pour former le 35 ème R.I.

Dimanche 4 février à 10 h 30 messe pour les tués du 1er R.V.Y.

Jeudi 9 février : Exercice de tir réel au mortier. Départ en permission du père Muffat.

 Jeudi 16 février : marche de 14 km (Petit-Croix).

Mercredi 21 février à Belfort enterrement de Marius Berry tué en manipulant une grenade. Visite du fort et du Lion de Belfort. Lire Didi ... lettres au trouffion.

 Vendredi 23 février : Douche à Belfort. Bu la goutte chez le capitaine Forni.

 Samedi 24 février : Revue du Commandant Perreau.

Mercredi 28 février je pars en permission chez moi dans l'Yonne avec le retour le 21 mars pour la revue par le général de Brigade.

Jeudi 22 mars : Parti en camions dès 8 h pour arrivée à  Niederhergheim à 12 h. En suite à pied pour Neuf-Brisach. Arrête dans les bois pour arriver au fort Mortier à 22 h.

Dimanche 25 mars. Le père Muffat dit la messe à Fort Mortier.

 Lundi 26 mars. Quitté le fort à cause du canardage par les allemands, pour la casemate à Biesheim, où nous installons nos mortiers. Collins est gravement blessé en retournant au fort.

Vendredi 30 mars. Nous sommes partis de Biesheim à 3 h du matin à pied ; arrivés à Sunhoffen à 7 h 15; partis en camion pour Oneheim.

Dimanche 1er avril : Messe de Pâques à 9 H 30.

 Lundi 2 avril. Parti de Ohnenheim à 1 h à pied pour Hessenheim.

Mercredi 4 avril : Parti de Hessenheim à 4 h du matin pour Shoenau où nous mettons nos mortier en position de tir vers l'Allemagne.

Samedi 14 avril. Parti de Schoenau à 8 h 30 arrivé à Muttersholtz à minuit.

Lire Didi ... Le retour de Roger. Didi sera en permission en avril... en famille... et il aura beaucoup de mal à retourner vers le front .... en cette fin de guerre.

 
 Mercredi 18 avril traversé du Rhin. : Partis en camions de Muttersholtz à 8 h, nous traversons Strasbourg et allons à 40 / 50 km au nord jusqu'à Selz où nous arrivons à 14 h 45, pour franchir le Rhin sur un pont de bateaux pneumatique.
 En Allemagne nous avançons jusqu'à Malsch à
13 km de Rastatt, que nous trouvons en ruine quand nous arrivons vers 19 h.

 
Dimanche 22 avril : Parti s de Malsch à 5 h, nous arrivons à Neuenburg à 10 h.

Lundi 23 avril : Nous partons de Nuenburg à 23 h pour nous rendre à Calmbach.

Mardi 24 avril : Nous rejoignons Calw à pied (17 km)

Vendredi 27 avril : Nous avons quitté Calw en camions à 12 h pour rejoindre Schweningen à 100 km.

Samedi 28 avril : je suis désigné chauffeur du Lieutenant Bernard.

Dimanche 29 avril : Messe au cantonnement.

Lundi 30 avril : Partis de Schweningen au levé du jour pour Villingen. Le soir retour à Schweningen.

Vendredi 4 mai. Partis de Schweningen à 7 h pour Bonnedorf.

Dimanche 6 mai : Partis de Bonnedorf à 6 h 30 pour nous rendre à Stllingen. Il a neigé. 

 

Mardi 8 mai : Signature de l'Armistice

Mercredi 9 mai : Messe pour la fin de la guerre.

Jeudi 31 mai : Chevreuil est venu nous voir : Le 1er juin tous les anciens du groupe Chevreuil déjeunent avec lui. Nous savourions la paix enfin retrouvée dans cette jolie forêt de sapins.

Samedi 23 juin : Nous nous déplaçons de Stullingen à Untereggingen pour remplacer la compagnie.

Mardi 17 juillet : Nous allons cantonner à Grimmeshofen.

Jeudi 16 août : je pars en permission ; retour le 1er septembre.

Mercredi 12 septembre ; Roger H. s'est tué dans un accident de camion. Ses obsèques sont célébrées à Donaueschingen le 14 septembre à 15 h.

Samedi 22 septembre : Nous quittons Grimmeshofen pour Uhlingen où nous restons jusqu'à la quille de 5 novembre.

Nous sommes démobilisés à Dijon le 8 novembre 1945.

 

 (A suivre)

 

Par daniel - Publié dans : Didi
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Vendredi 19 décembre 2008

 Je reprends ma rubrique Ciné-cure, mais cette fois, ce n'est pas un hommage sincère à un acteur ou un réalisateur comme de fut le cas pour mon précédent billet, celui sur Paul Newman, même si j'ai accompagné cet hommage du traditionnel coup de griffe politique. Cette fois c'est le contraire, le film n'est qu'un prétexte même si j'en parlerai, honnêtement, en cinéphile.... non l'essentiel du billet est un vrai coup de gueule contre les secondes gâchettes de chez Volfony ou plutôt de chez Sarkozy et je veux nommer Kouchner, Morano et Estrosi. Ma première idée fut d'ailleurs d'intituler ce billet « Les Tontons Flingueurs » mais c'est un film trop sympa et trop caricatural pour l'accrocher à des intrigues politicardes.

 

 J'ai ensuite pensé à un western de Don Medford, « Les Charognards » de 1971, avec Olivier Reed, Candice Bergen et Gene Hackman. Ah ! La jolie Candice et l'immense Hackman, ensemble, à l'affiche d'un film... Ils ont d'ailleurs été aussi réunis dans « La chevauchée sauvage » un western moderne de Richards Brooks en 1975. Malheureusement je n'ai pas vu « Les charognards » et je ne connais même pas Don Medford qui semble avoir été plus un réalisateur de télévision des années 60 à 70 qu'un cinéaste... ...... et puis le mot charognard est fort, très fort pour un billet satirique......car l'objet de ce billet, et il est temps de le préciser, est de soutenir la pauvre Rama Yade... Rama qui a, elle-même, utilisé ce mot charognard mais pas à bon escient....

 

 Oui je sais, de quoi je me mêle? Laissons-les laver leur linge sale en famille... mais la Droite ne s'est pas gênée pour railler le massacre de Reims.... et puis moi je suis sous le charme de Rama malgré son allégeance à un abominable président.... J'ai regretté que la très gracieuse Rama, malmenée depuis quelques semaines par ces chers amis politiques, se soit énervée et qu'au lieu d'habiller ses collègues, comme aurait fait n'importe qui, elle se soit servi du qualificatif, charognard, pour parler des journalistes.... dérapage que je ne peux pas cautionner... encore que... parfois... et d'ailleurs elle n'a pas dit tous les journalistes... Cependant les risques de confusion sont tels que je ne pouvais, décidément,  pas utiliser ce titre pour cet article.

 

 J'ai alors pensé à un autre film : « Le Chacal ». On reste sensiblement sur le même registre de prédateur mais en plus rusé, plus subtil, dans la suite d'un grand fauve, ou sur commande... Finalement c'est le titre qui colle le mieux... surtout pour... non je ne vais pas en mettre un en vedette ... j'aurai peut-être du retirer Morano par galanterie... mais parité oblige : je suis coincé ... il aurait même fallu, pour l'équilibre, que j'élimine un mec... Ah non ! Certainement pas Estrosi, (Honni soit qui mal y pense)....alors Kouchner ? J'ai déjà dit tant de mal de lui sur ce blog notamment dans « Total Recall » qu'on ne pourrait pas m'accuser de favoritisme pour un ex-socialo ....mais je ne peux pas car c'est lui qui a dégainé le premier et puis il symbolise l'ouverture, le déboutonnage, le déculottage ; je le garde donc comme expert d'ingérence et d'incontinence médiatique ... son point commun avec l'excité.... finalement je les garde tous les trois, ces nocs.... ces chacals.

 

 Estrosi aurait dit de Rama Yade « Elle existe parce que Nicolas Sarkozy l'a fabriquée ! On fait un placement, on le fait fructifier et au moment où on veut en tirer le bénéfice, elle refuse.. »....Mais bien sûr cette phase a été, forcément, sortie du contexte général par un charognard de journaliste. Noc mais pas très courageux l'ex-secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.... Quand je pense qu'on avait foutu ce type pour s'occuper de mes chers DOM TOM.... !

   Morano, Oh Nadine !... Elle a dit « Les ministres issus de la diversité devraient en faire plus que les autres... ». On peut penser qu'elle ne voulait pas dire que Rama devait, après son job, s'occuper du ménage, des courses et de la cuisine à l'Elysée... ce n'est pas parce que Nadine est secrétaire d'Etat à la Famille qu'il faut tout ramener aux tâches ménagères... et puis dans le fond si elle est aussi vacharde que Estrosi, elle est moins faux cul.... elle, au moins, elle assume.

 Quand à notre Nanard, le ministre des affaires étranges et du « baisser de culotte », il a traité Rama Yade d'erreur... pardon, il a dit que son poste était une erreur.... Cherchez l'erreur... c'est dans la pantalonnade ! 

 

 Bon il est grand temps de parler de choses sérieuses, de cinéma... Il me faut évoquer le film,...les films car comme en politique, au cinéma il y eut plusieurs « Chacals » (sans doute trois, si ma mémoire est bonne, mais je n'ai pas retrouvé mes anti-sèches)

 

 Le premier «Chacal » fut l'œuvre de Fred Zinnemann et date de 1971. C'était plutôt un film de fin de carrière qui fut tourné en Europe avec Edward Fox dans le rôle du Chacal qui avait pour mission d'assassiner De Gaulle sur commande de l'OAS. Ce film n'a pas eu beaucoup de succès et Zinnemann qui a tourné plus d'une quarantaine de films entre 1930 et 1980 est bien plus connu pour ses chefs d'œuvre antérieurs :

 La septième croix avec Spencer Tracy de 1944.

 Acte de Violence avec Robert Ryan de 1948

 C'étaient des hommes avec Marlon Brando de 1950.

 Le train sifflera trois fois  avec Gary Cooper et Grace Kelly de 1952.

 Tant qu'il y aura des hommes : 8 oscars dont meilleur film en 1954 avec la scène mythique du baiser sur la plage entre Burt Lancaster et Déborah Kerr, et avec encore Montgomery Clift, Frank Sinatra, Ernest Borgnine Jack Warden et Donna Reed.... Un très grand film...

 Le vieil homme et la mer avec Spencer Tracy en 1958 (film terminé par John Sturges)

 Au risque de se perdre avec Audrey Hepburn de 1959

 Horizons sans frontière : western de 1960 avec Robert Mitchum et Deborah Kerr.

  Fred Zinnemann quitta ensuite Hollywood pour poursuivre sa carrière en Europe où il eut, dans l'ensemble, moins de réussite ...,sauf pour l'un de ses derniers films :

 Un homme pour l'éternité un drame historique qui relate l'affrontement entre le roi Henri VIII et son chancelier Thomas More. Un film avec Paul Scorfield, Robert Saw, Orson Wells, John Hurt et Vanessa Redgrave. Il obtint 3 Oscars, dont le meilleur film, en 1967.

 

Le second film, «Le Chacal », date de 1998 et il est l'oeuvre du réalisateur britannique, écossais, Michael Caton Jones avec Bruce Willis, Richard Gere, Sidney Poitier. C'est un remake de celui de Zinnemann, sans vraiment en être un. L'histoire a beaucoup changé et c'est tant mieux ... entre KGB et FBI on a casé un peu d'IRA et d'ETA ... c'est surtout les acteurs et le rythme du film qui font la différence... un bon film, pas génial, mais très correct.

Michael Caton Jones fait partie de ces réalisateurs britanniques qui ne rêvent que de trouver le Pérou en Amérique, comme John Boorman ou des frères Scott, Ridley et Tony .... ou avant, Chapin et Hitchcock, les deux sirs.... 

  Depuis 1989 il a fait seulement une petite dizaine de films :

Quelques navets alimentaires dont Basic Instinct 2 en 2006, quelques films très moyens comme les deux avec De Niro, Blessures secrètes en 1993 avec DiCaprio gamin et City by the Sea en 2002.

 Il a fait deux bons films Rob Roy en 1995 et Le Chacal et un magnifique et difficile film sur le génocide rwandais en 2005 : Shooting Dogs

 Il a encore du boulot avant de pouvoir présenter un C.V à la Fred Zinnemann..... mais qui sait ? S'il tient les promesses de Shooting Dogs ou même du Chacal ! Un point commun avec le Zinnemann de la période européenne, l'utilisation fréquente de l'excellent acteur anglais John Hurt

 

 Ah ! Au fait, j'ai retrouvé mon 3ème Chacal : c'est «Le Chacal de Nahueltoro » un film chilien de 1969 de Miguel Littin qui fut un proche de Savador Allende. Après le coup d'état de 1973 il s'exila au Mexique et ne revint chez lui qu'avec la démocratie en 1994.

 «Le Chacal de Nahueltoro », que je n'ai pas vu, est un drame social sur fond de crime, de pénitence, de rédemption, et de dignité devant la sentence. Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de points communs avec la cabale montée contre Rama Yade.... encore que....... et si on croit au Père Noël ou en Saint Nicolas.... Mais le père Noël c'est pour les enfants, les adultes ont le bulletin de vote...... Pierre Desproges......

 

 Heureusement qu'il y eut l'intervention de la députée du Nord Mme Françoise Hostalier pourtant UMP, qui s'est déclarée totalement scandalisée par l'hallali contre Rama Yade : «.... Le débordement totalement inconvenant de certains membres du gouvernement et de certains anciens ministres, qui tiennent des propos racistes, sexistes et diffamatoires à l'encontre de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme..... ».

 

 Ouf ! Merci madame, l'honneur est sauf et grâce à vous on peut encore croire au Père Noël et au bulletin de vote....

 

Mais à suivre....... 

 


 

Par daniel - Publié dans : ciné-cure
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Dimanche 14 décembre 2008

 
 Venant de Guyane nous sommes arrivés en Martinique le mercredi 15 octobre, dans l'après midi, quelques heures avant le cyclone Omar. Il ne faisait pas très beau, mais sans plus.... et nous sommes allés rejoindre notre hôtel à l'Anse à l'Âne. Après avoir déposé nos valises, nous avons fait quelques courses, puis j'ai préparé mes dossiers pour mon audit du lendemain..... nous ne savions rien de la dépression cyclonique qui pointait son nez..... le nez juste devant l'oeil... .. cyclone ou cyclope?  
 Il m'a bien semblé au cours de la nuit que les vents se renforçaient ..... mais au petit matin rien d'exceptionnel. Du balcon qui donnait sur la baie de Fort de France j'ai bien remarqué que la mer était très agitée.... "Il n'y aura pas de transport maritime pour rejoindre le chef-lieu aujourd'hui" me suis-je dit, "Bonjour les embouteillages ! Heureusement qu'aujourd'hui je travaille à Rivière Salée..... je reste du bon côté".
 Et puis finalement je me suis rendu à ma centrale sans problème.... et d'ailleurs elle tournait, les chantiers n'étaient donc pas arrêtés. C'est en rejoignant mes interlocuteurs que j'ai entendu parler d'Omar... le 15ème cyclone de la saison, pas trop méchant en principe, quand même de niveau 3 (sur une échelle de 1 à 5 ), mais l'oeil du cyclone devait passer dans la mer des Caraïbes à 500 km de la Martinique en se dirigeant vers Porto Rico.  
 Entre 10 H et 14 H ce fut le déluge... puis ça se calma... en milieu d'après midi je suis rentré à l'hôtel : Pilou avait été impressionnée par le spectacle de la houle cyclonique et elle avait vu, à la Pointe du Bout, la mer en colère emporter l'embarcadère comme un fétu de paille.
 La pluie ayant cessé, nous décidâmes de faire un petit tour en allant vers le sud de l'île a priori moins touché, selon la radio, et surtout en évitant les axes à forte circulation. Nous avons pris la route des Anses, le ciel était toujours bien chargé, le vent soutenu mais il ne pleuvait plus.  














 
 Nous avons fait un arrêt aux Anses d'Arlet, d'abord à Grande Anse où quelques voiliers étaient échoués. L'un d'eux était couché contre une maison située en bord de mer et ballotté par la houle son mât frappait, violemment par à-coups, le toit de l'habitation. Qu'est ce qui casserait en premier le mât ou le toit ? N'étant d'aucune utilité nous nous sommes écartés du groupe de curieux et nous avons repris notre route vers la Pointe du Diamant.
A Petite Anse, le spectacle était tout autre, 3 ou 4 jeunes profitaient de l'occasion pour surfer sur les vagues... chacun s'éclatait comme il pouvait....















 
 Une vingtaine de kilomètres plus loin, nous étions sur la côte sud ; le ciel était toujours aussi chargé mais, dans cette Anse du Diamant, le vent était tombé et les flots semblaient un peu moins agités  dans le canal de Sainte Lucie entre mer des Caraïbes et océan Atlantique. Nous avons profité de ce calme retrouvé pour nous balader un peu dans cette jolie petite ville balnéaire..... et puis, la nuit tombant nous sommes rentrés aux Trois Ilets en remontant par Rivière Salée.
 Le lendemain j'avais un audit à faire à Fort de France ;  Pilou m'accompagnait elle allait faire du shopping pendant que je travaillerai.... et puis la fin de journée serait consacrée à nous promener dans cette ville attachante que nous avions découverte en 2001 (lire "La baignoire de Joséphine").
 Nous avions quitté l'hôtel, très tôt, avant 7 H, pour éviter le plus gros des embouteillages.... mauvaise pioche... mais heureusement que nous avions pris le journal France-Antilles avant de partir.  Les gros titres me semblaient, un tantinet, excessifs : "Déferlantes de peur...Omar traine une houle destructrice sur nos côtes.... La mer en colère...."















 
 Dans l'après midi nous sommes donc allés en ville. un passage obligé par l'hôtel de ville pour un coup de chapeau à Aimé Césaire... puis au grand marché 
. Nos pas nous ont, ensuite, conduit sur les quais, au Boulevard Alfassa et jusqu'à la Place Savane puis le Fort Saint Louis. Les transports maritimes à travers la baie avaient repris ; signe d'un retour au calme.
 Le lendemain samedi commençait un week-end dont il fallait profiter. Les routes du nord-ouest étaient coupées notamment sur le littoral Caraïbe, nous avons donc opté pour un circuit sud jusqu'à la Pointe des Salines puis, ensuite, un retour par la côte atlantique.
















 
 Sainte Luce, bourg de pécheurs, puis Le Marin, port de plaisance, l'un des plus ancien site habité de Martinique (depuis la fin du 17ème siècle), puis la presqu'île de Sainte Anne...  















 
 Nous avons parcouru la Grande Anse des Salines, l'étang, la plage.... avant de retourner à Sainte Anne chercher un restaurant pour savourer une succulente langouste.
Dans l'après midi nous sommes remontés par Le Vautrin puis direction Le François par la route des bananeraies. Une pause pour admirer la Baie du François puis nous continuâmes notre périple, par la route côtière, en direction du Robert.... où nous ne nous sommes pas attardés pour cause de semi-marathon..... par cette chaleur même en fin d'apès midi... ils sont fous ces robertins.















 
 Enfin la dernière étape, la dernière escale de la journée, La Trinité et notamment la presqu'île de la Caravelle. J'ai le souvenir d'un coup de téléphone à la sortie d'un restaurant de Tartane, un certain dimanche de mars 2001 vers 14 H en Martinique 20 H en métropole, pour apprendre qu' Alain avait été élu maire d'Aiffres ....
 Fin de journée à la Pointe du Bout.... comme le calme météorologique était revenu, les restaurants avaient ré-aménagé les terrasses du bourg et c'est là que nous dînions, très simplement d'une queue de langouste farcie à la mode antillaise.... quand Omar s'est rappelé à notre bon souvenir par un orage subit, la queue du cyclone : on s'est farci une queue d'Omar à la mode caraïbe.















 
 
 Dimanche il fallait essayer d'aller dans le nord de la Martinique. Selon la radio les routes étaient ouvertes mais il fallait être prudent. Un passage obligé par les jardins de Balata : c'est paradisiaque... je ferai un jour prochain un article, plutôt un album photos de ce jardin.
 Ensuite nous avons continué notre chemin en direction de la Montagne Pelée en longeant les Pitons du Carbet... et cap sur le Morne Rouge... puis descente sur St Pierre.

















 
 Nous avons fait une halte pour déjeuner à St Pierre qui fut pendant plus de deux siècles la ville la plus animée de la Martinique jusqu'à un certain 8 mai 1902 quand à 8 H du matin la Montagne Pelée a explosé : deux minutes plus tard la ville et ses 28 000 habitant avaient cessé d'exister.

















 
 Lundi matin bien avant 6 H, inquiet, j'appelais  la maison de retraite d'Aiffres où il était un moins de midi... et j'apprenais la mauvaise nouvelle.... nous devions rentrer d'urgence.
 Nous précipitant à l'aéroport du Lamentin nous avons pu avoir des places sur le vol de mardi après midi.... nous serions à Paris mercredi matin.... il me fallait prendre une multitude de dispositions, dont prévenir un collègue, qui devait se rendre quelques semaines plus tard en Guadeloupe, pour qu'il fasse un saut en Martinique finir mon job... j'ai encore pu faire une partie de mon travail d'audit jusqu'au mardi matin.

 Au revoir la Martinique à l'année prochaine pour un séjour moins mouvementé.....

A suivre

Par daniel - Publié dans : voyages
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Mardi 9 décembre 2008

 Jeudi 13 juillet 2008 en fin de matinée mon portable sonna ; c'était Richard :

« Tu es rentré pour le défilé ou tu m'appelles toujours d'Australie ? » 

« On est sur le retour et je t'appelle de l'escale de Singapour, pour t'annoncer une bien mauvaise nouvelle : Louis est décédé, j'ai eu un message de Chris....»

« C'est pas vrai ..... ! »

 J'étais abasourdi et le reste de la courte conversation m'a échappé ; je sais seulement que j'étais chargé de diffuser la triste nouvelle. J'ai essayé de joindre Chris, je lui ai laissé un message mais il n'a pas pu me rappeler que lendemain pour me dire comment son père était parti. Entre temps j'avais prévenu mon frère, Fanfan et Dudule, le rouquin, Pascotille.... Et puis Fanfan a pris le relais pour prévenir tous les autres, tous ceux du rugby, les fidèles amis de Louis.

 
 Lapize aux étoiles le journal de l'Amicale des Anciens du Rugby de Villiers rendit, dans son numéro de septembre, un hommage émouvant à Louis :

 « ...Notre Assemblée Générale avait arrêté le choix que, cette année, notre déplacement de fin de saison se déroule à Vannes. Il nous aura permis de passer un dernier week-end avec Louis. En effet, depuis il a tiré sa révérence, sans manquer de rappeler très souvent à sa famille, la joie de revoir un certain nombre d'amicalistes..... 

.... Louis s'est éteint le 12 juillet 2008, l'âme en paix reposée avec la satisfaction d'avoir mené une vie remplie au service des autres. Il fut l'un des co-fondateurs du club ESV en 1954. Joueur de 1ère ligne, talonneur, son côté boxeur le prédisposait au combat d'avant...

 Puis c'est l'éducateur qui prit le dessus, dans les années 60. Les Turcat's boys, SES juniors, se sont illustrés sur tous les terrains d'Île de France...

Depuis, à chaque Assemblée Générale, il se faisait fort d'être là, sauf à la dernière où ses forces l'avaient un petit peu conduit à s'économiser... ».

 

 Mon frère Serge et moi nous ne sommes entrés dans cette équipe des Turcat's boys qu'en septembre 1964, au retour de notre famille en région parisienne. Nous, nous sommes rapidement intégrés dans cette belle équipe managée d'une façon tellement généreuse, amicale mais exigeante et un brin paternaliste. Je crois qu'une grande partie des jeunes de 16 à 18 ans, qui la composaient, provenait, pour l'essentiel, des quartiers populaires de Villiers et beaucoup étaient en manque d'autorité paternelle, parfois même en manque de père..... Louis fut parfaitement réceptif à ces besoins, et comme son fils Chris était fraternellement des nôtres, figure de proue du pack, cette marque d'affection a contribué à forger une sacrée belle équipe. Louis savait nous motiver, parfois en nous engueulant mais aussi très souvent en nous complimentant : car dans les années 64/66 on gagnait, on gagnait et on gagnait encore.... souvent face à de grosses écuries rugbystiques et il en était fier. J'ai le souvenir d'un match « amical », à Corbeil me semble t-il, où il y avait eu une erreur d'organisation et au lieu de devoir jouer contre une équipe junior, nous devions affronter une équipe réserve ; des anciens que nous ridiculisâmes un peu avec notre jeu ouvert.... et cela provoqua quelques remous devant, quelques frictions en mêlée...;  une petite poignée d'anciens, oubliant qu'ils avaient affaire à des minots, ... jusqu'à ce que Charly enfila le maillot pour entrer sur le terrain et prendre place en 1ère ligne... pour défendre ses « mômes ».... et ça calma très rapidement nos bouillants adversaires...

 J'étais heureux de voir aussi qu'il s'entendait très bien avec mon oncle Didi qui venait souvent nous voir jouer. Ils étaient de la même classe 26, février pour Didi et décembre pour Louis, et ils avaient eu un parcours similaire, jeunes hommes, dans les années 43-45, puis après guerre tous deux avaient pratiqué des sports de combat : la boxe pour Louis et le judo pour Didi. Enfin Louis avait connu mon père dans les années 50 chez Kodak à Vincennes.

 

 Bien sûr une équipe de rugby ne dure qu'un temps et chacun d'entre nous a, ensuite, vécu sa vie.... A partir des années 72/73, on ne se vit plus trop mais on arrivait quand même par l'un ou l'autre à conserver des contacts, à avoir des informations, à connaître les itinéraires de chacun.    

 C'est à partir de 1994 qu'on a commencé à se retrouver. Il y eut diverses occasions dont les 40 ans du club et puis dix ans plus tard les 50 ans et entre les deux quelques occasions, mariages ou anniversaires.... Les Charly et moi n'étions pas souvent disponibles en même temps ..., et on s'est beaucoup loupé à cette époque, mais les fils étaient renoués et à défaut de se voir on se téléphonait .... Qu'est ce qu'il était bavard et curieux Louis !

 

 Ces dernières années, la nostalgie et le constat du temps qui file ont conduit à multiplier les rassemblements : en plus des assemblées générales annuelles  et les repas qui suivaient, il y eut des anniversaires, les 60 berges des juniors... dont l'anniversaire de Ninine puis le mien, celui de Dudule.  Louis, fatigué, n'a pu venir à cette dernière fête, comme il n'avait pas pu venir à l'A.G. de mars 2008, ce qui nous a incité à cibler notre traditionnel rassemblement régional annuel sur la région Bretagne Pays de Loire et nous nous s ommes rendus nombreux, lors du week-end du 1er mai, à Vannes du côté de chez les Charly.

 Ce fut un week-end joyeux et même si Louis était fatigué il était tellement content de retrouver ses amis. A cette occasion j'ai encore eu le plaisir de retrouver des copains perdus de vue comme « Sans peur » le pilier et Popaul le demi de mêlée. On a encore refait et refait des matchs vieux de 40 ans ... « Non il n'y avait pas en avant... l'essai était parfaitement valable. Cet arbitre était un..... »

 

 Le samedi après un excellent repas dans un restaurant du port... la plupart des copains sont partis, avec Chris, retrouver une vieille connaissance du voisinage qui n'avait pu se déplacer au restaurant ... moi j'ai été chargé de ramener Louis chez lui. J'entrai pour la première fois dans le musée de Charly.... C'était magnifique de contempler ces trésors exposés dans ce petit appartement... ces trésors c'était des photos d'équipes de rugby, accrochées aux murs, des minimes, des cadets, des juniors, des seniors et même une équipe féminine... des équipes de Vincennes, de Villiers et de Vannes, les 3 V comme victoires. Il m'a montré aussi des coupures de journaux, des vidéos... une vie au service de sa passion... mais il voulait encore tout savoir... il me demandait des nouvelles de mes enfants qu'il avait rencontré à Niort, en novembre 2006...., et surtout il s'intéressait au nouveau job de Pilou... Pilou qui n'avait pas pu venir pour cause de foire exposition à Niort « Ah que je suis content : Pilou adjointe au maire... ah ! que je suis content. Je suis sûr qu'elle va faire un très bon boulot.. » et puis il se leva, ouvrit son buffet et sortit deux belles boites de biscuits de la marque Compliments : « Ce n'est pas grand-chose mais c'est symbolique et c'est avec tout mon cœur » . Avec les compliments de Charly.

 
 Un peu plus tard j'ai laissé Louis se reposer et je suis allé retrouver le reste de la bande ; nous profitions aussi du séjour pour visiter un peu cette jolie ville médiévale regroupée autour de sa cathédrale, entourée de remparts, et la rue piétonne débouchant sur le port. Une bien jolie ville, une bien jolie région... 




 Le lendemain matin nous fîmes une balade en bateau dans le golfe du Morbihan, c'était magnifique... la maison rose, l'île aux Moines, l'île d'Arz, le Sinago que nous avons croisé mais l'essentiel de la journée était, pour l'après midi, d'aller retrouver Louis et Chris et se re-bercer de nostalgie avec la famille Charly..... et avant de devoir forcément se séparer.
 
 Cette fois, en groupe, nous étions un peu à l'étroit dans ce petit appartement ; dans le salon on était, chaleureusement, serré  autour des Charly.  .... et on est reparti gaiement à refaire les matchs d'antan.... Et puis en fin d'après-midi Louis nous a fait la confidence...  : «  Mon plus beau souvenir d'éducateur de rugby ce fut lorsque mes juniors de Villiers ont remporté le tournoi d'île de France de rugby à 7.»

  Alors en guise de remerciement je transcris un article de 1965 d'un journal du Val de Marne et dont l'auteur n'était autre que Louis Charly lui-même :

« VENI, VIDI, VICI.... Invités à participer, le 9 mai 1965, au tournoi de rugby de la ville de St Denis et opposés aux meilleures formations juniors d'île de France, les jeunes villiérains devaient en principe jouer les utilités.

Dès le départ de la gare, nous avions compris qu'il n'en serait rien.... Resplendissants de santé, décomplexés au maximum, nos garçons abordèrent le premier match animés d'un moral de fer... en poule de qualification les trois équipes,  qui leur furent opposée, mordirent la poussière dont et ce fut la plus grande surprise le PUC formation ambitieuse qui comptait dans ses rangs 7 équipiers premiers.

 A partir de là on commença à y croire vraiment : L'ASPP, Courbevoie, Vincennes étaient comme le PUC relégués aux poules de classement. Pour la poule finale Villiers devait affronter l'US Métro et St Denis.... Ces deux formations furent mises proprement K.O. dans ce véritable marathon de rugby disputé à une allure folle et qui laissa épuisés tous les antagonistes. Nos juniors, dont nous sommes fiers, ont donc gagné tous leurs matchs et de quelles manières !

Nos petits blancs ont terminé en beauté une magnifique saison et étaient heureux de rapporter à Villiers une coupe, la première, pourtant tellement convoitée.... »

 

Voilà, ce billet se termine avec ces très anciens compliments de Charly... Adieu Louis, adieu l'ami.

   

 (A suivre.)  

 

Par daniel - Publié dans : Touche pas à mon rugby
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