Voilà la suite de notre voyage corse de fin avril début mai. J'avais placé la première partie dans la rubrique voyage parce que Pilou et moi, seuls, nous découvrions une partie de la
Corse que nous ne connaissions pas . J'ai rythmé cette promenade sur un fond nostalgique et historique d' I Muvrini.
Cette seconde partie concerne la dernière partie du voyage et aussi sa raison principale : l'anniversaire de Ricky sur ses terres familiales à Piana. C'est une jolie boutade pour
un corse que d'être né un 1er mai... il y a 60 ans..... et là encore on restait dans la nostalgie avec ce rassemblement de ses amis dont une très grande partie du milieu rugbystique, et
plus précisemment villiérains......c'est notre histoire.
Ce billet et les photos qui
l'accompagnent sont consacrés à la magnifique région de Piana et pour la fin du voyage, avant retour sur le continent , à une rapide escapade à Vénaco pour saluer mes amis Fanfan et
Michelle, et donner un coup de chapeau à mon camarade blogueur Prolix a qui j'emprunte quelques lignes d'un bien bel écrit, façon Rostand en vers de Ragueneau patissier
poête :
"....... La Cène, installée dans les salons du rez-de-chaussée, nous accueillit dans un dédale de nappes et de serviettes tissées à l'ancienne. Les reflets cristallins de verres au ventre rebondi nous laissaient présager de quelques crus de haute estime dont les robes de différentes couleurs ne demandaient qu'à être retroussées.
Ô doux nectars de nos coteaux escarpés, accrochés aux flancs arides et brûlants de nos collines.........."
......après avoir quitté Cargèse en arrivant sur Piana
"....Pampres cueillis à la serpe par des mains que le temps et les travaux besogneux ont usées jusqu'au parchemin.
Contrées de la faucille et de la pioche où la pierre dispute au cep noueux le peu de terre que les hommes sont allés chercher jusque dans les entrailles de ces lieux incultes.
Pressoirs faits de bois fruitiers taillés à l'herminette et que chaque tour de vis fait se plaindre d'une déchirure.
Tonneaux dont les douelles de chêne ont été rabotées à la varlope d'olivier et doivent leur arcure à l'eau des torrents...."
La
petite ville de Piana
".....Quand le repas débuta nous fûmes pris dans un tourbillon de mets extravagants. Le supplice de Tantale n'en eut été qu'un codicille de comédie. Dîner de la mer ou dîner de la terre. Au choix
des convives qui n'en croyaient ni leurs yeux ni leur sens olfactif.
Tel un opéra séria, l'ouverture fut andante qui vit les hanaps s'emplir d'opaline ou de rubis, puis allegro ma non troppo en un envol de mises en bouches.
L'on sentait tout de suite, les parfums iodés des langoustines entremêlés de senteur de foie gras aux châtaignes.
Divines naïades écartelées à l'épigastre abandonné aux arômes épicés des îles, et à l'émanation subtile de fleur de sel et de basilic....."
La
tour de Turghiu au Capo Rosso
"....Gardiennes du Capitole gavées des meilleurs maïs, embaumés d'effluves montagnards héritage de nos antiques châtaigneraies décimées par les feux successifs mais qui, tel le Phénix,
renaissaient sous le greffoir de nos vieux bergers.
Seuls, d'archaïques béotiens dont la langue aurait subi la torture de la dague rougie eurent pus trouver à redire. Pauvres mécréants devant l'immuable office apostolique...."
La
petite ville de Porto
"......Puis dans un envol de cuivres et de bois, les cordes étant délaissées à l'arrière ban, devant des invités médusés, apparurent sur des plateaux d'argent, enrobés sous leur croute de sel ,
les princes de la méditerranée : Dentex dentex, plus communément appelés, Denté, Dentie...."
Oserai-je pousser le front jusqu'à vous donner la recette de se mets délicieux
? « Dans un plat aux bords relevés, faites un lit de gros sel. Sur ce lit vous déposerez votre Denté entier non écaillé. En son ventre vidé vous aurez pris la peine d'installez un bouquet
d'herbes aromatiques du maquis (thym, laure, sauge bleue, serpolets, etc.). Vous recouvrirez complètement du même gros sel. Faites cuire au four, à raison de vingt minutes par livre. Quand votre
hôte est cuit, retirez-le du four, brisez la gangue de sel, ôtez la peau et dégustez arrosé d'un filet d'huile d'olive jeune et d'une pincée de fleur de
sel. »
Ne donnez la recette à personne ! C'est un secret....."
Calanche de Piana
"...... Les partisans de la terre ne furent pas moins choyés. La partition
orchestrale était la même que pour les amis du large. La mélodie identique. Mais le fruit de la mer était remplacé par son pendant terrien : l'agneau de lait. Agneau élevé sous le pis
maternel, repu et gorgé de lait mais qui a gambadé et qui connaît par cœur chaque recoin de nos collines. Et qui, déjà, s'est gavé de quelques pansées d'herbe et d'arbustes fleurons
de notre maquis : arbousier, chêne vert, myrte, bruyère et laurier qui donnent à sa chair cette saveur enviée jusques aux prés-salés....."
Du
col de Vizzavona à Venaco
".....Le plat de fromages issus en droite lignée du terroir corse, escorté en cela par un succulent confit de figues blanches, fut la pénultième touche à ce tableau gastronomique d'une pure
merveille.
Le dessert, mélange de parfums glacés et de sorbets inestimables, vint couronner le tout comme le vernissage accomplit à la postérité une toile de maître.
Cette soirée passée sous les auspices originels de notre ami Jean-Pierre, connut son content de musique et de chants endémiques, grâce à la dextérité et à l'organe de trois jeunes musiciens du cru qui bercèrent nos esprits et enchantèrent nos cœurs......"
Puis vint le moment de se quitter. Tous, ceux qui savaient ou ne savaient
pas, nous sommes rapprochés les uns des autres comme en un seul et même chœur et avons entamé le « Dio vi salvi Régina » ce chant de gloire, cet hymne d'amour qui réunit l'âme et
l'esprit des hommes de ce pays pour remercier notre hôte de son inénarrable accueil et son inestimable amitié.
A proscima
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l'inconnu, ce goût des contrées lointaines, cette volonté de se mesurer aux difficultés et aux obstacles, ce mélange de fascination et de crainte pour la nature à l'état brut, cette
inclinaison pour le dialogue de culture et le choc des civilisations...
San le leader
de la libération Birmane qui fut assassiné en 1947 alors que sa fille n'avait que deux ans. Sa mère était diplomate et fut nommée ambassadrice en Inde où sa fille l'a suivie à partir de 1960.
Elle quitta l'Inde pour faire ses études en Angleterre en 1964 où en 1972 elle épousa un anglais Michael et eurent deux enfants. En 1988 elle retourna s'installer près de sa mère malade. La même
année des troubles sociaux éclatèrent en Birmanie, un régime autoritaire fut remplacé par un autre constitué uniquement de militaires mais qui eut la faiblesse de promettre des élections
démocratiques pour plaire à l'occident. Aung San Suu Kyi milita à la ligue nationale pour la démocratie. Influencée par les idées de Gandhi et Martin Luther King elle prônait et prône toujours la
non violence. C'est cette période trouble de 1988 que raconte le film de Boorman.
e l'association « Citoyens d'abord » sur le thème de la santé. Alors que nous avions
retenu ce sujet depuis l'automne, nous étions subitement rattrapés par l'actualité puisque la réunion se tenait en plein débat de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoire » et plus
particulièrement un jour de manifestations contre le projet de loi Bachelot. La salle amphithéâtre du centre Duguesclin à Niort était pleine ; nombreuses étaient les personnes désireuses de
s'informer et débattre avec Catherine Génisson, député socialiste du Pas de Calais, membre de la Commission Marescot chargée de la réforme des centres hospitaliers, Jean-Claude Sureau président
départemental de la CPAM et bien entendu Geneviève Gaillard notre députée - maire. Le débat, que nous avions intitulé « du patient au client », fut comme tous les débats de
« Citoyens d'abord », didactique, engagé mais serein ... toutes les critiques des lois et des actions gouvernementales sont argumentés, démontrés, étayés et les propositions de
notre opposition rappelées.... La politique au sens
Je n'étais pas présent lors de la venue le 7 novembre 1999 de
Paulette Guinchard-Künstler secrétaire d'Etat aux personnes âgées ; de l'avis général ce fut la réunion la plus aboutie et la plus touchante.
Je ne compte pas Pilou qui a forcément trouvé la solution en
dix minutes mais par contre je dois valider la participation de Cécile, notre fille, et donc applaudir à sa victoire puisqu'elle est la seule à m'avoir envoyé la grille
remplie. Ce fut certainement assez facile pour elle, qui fut de tous nos périples et péripéties pendant près de vingt ans et qui est, sans doute, aujourd'hui ma plus fidèle
lectrice. Enfin je dois d'autant plus la recompenser qu'elle m'a préparé une nouvelle grille que je propose ci-après.