Billet en préparation
Billet en préparation
Je n’avais pas prévu de faire un nouveau billet faisant référence à d’autres blogs, quelques jours après avoir présenté ceux de Benjamin et de Fanfan, mais voilà, un ami m’a demandé de faire un petit job d’analyse du bilan de Sarkozy et du coup je me suis dit qu’il valait mieux joindre l’utile à la contrainte consentie en le mettant sur le blog.
C’est à l’occasion de la cérémonie des vœux de la municipalité que ce pote m’a demandé de lui préparer une note sur les promesses 2007 non tenues de Sarkozy.
--- « Pas de problème, lui répondis-je, tout le monde a ça en tête, mais il me faut quand même un peu de temps pour mettre ma mémoire en ordre. »
--- « Le problème est que ça ‘’urge’’ un peu car j’aurais besoin de cette note pour une réunion mercredi soir »
__« Oh là ! Tu sais que je suis maintenant un retraité très actif et je n’ai pas que ça à foutre…. Je suis pris tout ce samedi et demain je pars pour le Bourget à 6 H pour un retour prévu à minuit, lundi j’ai quelques obligations et mardi, aussi ! »
En fait l’obligation que je m’étais fixée d’ici mardi c’était de préparer un billet évoquant la cérémonie des vœux de madame le Maire de Niort et le meeting de François Hollande au Bourget.
Pragmatique, je repousse de quelques jours le billet initialement prévu et je me lance illico sur l’inventaire-bilan des promesses du Président sortant en instance de vacances, car: aujourd’hui j’en suis convaincu, Hollande sera Président.
Je ne pouvais d’ailleurs décemment pas me défausser d’autant que le copain a le grand mérite de s’engager dans une équipe de campagne locale, en simple citoyen motivé, sans être un militant encarté et qu’il a, en tant que cadre dirigeant, des obligations professionnelles plus sérieuses que mes petites obligations de retraité.
En fait ce boulot n’était pas si difficile, il suffit de prendre le temps de chercher sur Internet et voilà le résultat de ces premières recherches.
On peut observer que beaucoup de sites reprennent, peu ou prou, les mêmes informations presqu’au mot près. Je suis donc un profiteur de plus à piocher dans des thématiques déjà bien répandues sur le net sans pour autant être très satisfait de n’avoir pas le temps de faire un travail plus personnel et plus réfléchi….. Mais je pourrai toujours y revenir, un peu plus tard.
Pour être honnête il faut aussi mentionner des sites qui font référence à l’ensemble des promesses de 2007 du candidat Sarkozy où l’on relève qu’il a quand même tenu, partiellement ou totalement, pas mal de promesses, le genre de promesses très droitières, qu’on regrette qu’elles aient été tenues, comme par exemple l’extension du bouclier fiscal.
Pour une vue d’ensemble équilibrée se reporter notamment aux sites : http://www.elections-president.fr/tag/promesses/
Il y a, enfin, de manière partisane, le site du Parti socialiste qui liste les interventions plus ou moins saugrenues ou incohérentes du locataire de l’Elysée comme son premier discours de Toulon où il voulait réformer le capitalisme, ou encore son actuel désir d’instaurer la taxation des transactions financières, mais là on s’écarte du cadre restrictif des promesses de 2007.
Voyons d’abord la liste des grands chapitres, au nombre de quinze, des promesses comme elles ont longtemps été présentées sur un site UMP avant de disparaitre subitement fin 2010. Ce rappel commençait probablement à devenir gênant.
Ces 15 promesses de Sarkozy 2007, on peut les retrouver sur :
http://www.crise-economique.net/15-promesses-sarkozy-2007/ et http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/sarkozy-observatoire-des-promesses-90752., ce dernier observatoire jugeant et notant les mesures prises de chacun des thèmes. (Note), du moins pour les 8 premiers thèmes.
1. Mettre fin à l’impuissance publique (3.75/20)
2. Une démocratie irréprochable. (3.25/20)
3 Vaincre le chômage. (6/20)
4 Réhabiliter le travail (0/20)
5 Augmenter le pouvoir d’achat. (0/20)
6 L’Europe doit protéger dans la mondialisation. (4.75/20)
7 Répondre à l’urgence du développement durable (6.5 /20)
8 Permettre à tous les Français d’être propriétaires de leur logement (0/20)
9 Transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite
10 Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11 Mettre l’enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l’engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l’immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables.
15. Fiers d’être français.
Commentaire : Je ne fréquentais pas le site d’informations Agoravox. Une rapide vérification Internet me laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’affreux gauchistes. Des opposants certes car les notes données sont très médiocres mais il semble qu’ils aient stoppé ce rôle d’observatoire en juin 2011. L’examen du thème 1 fut publié le 16 novembre 2010 et la dernière analyse, le thème 8, fut affichée le 16 juin 2011, se terminant comme les précédents par la phrase suivante : L’examen de la promesse n°9, sera proposée vers le 15 juillet 2011. Si vous le voulez bien et…si on nous en laisse la liberté….. Et puis plus rien.
Depuis d’autres sites ont pris la relève sous la forme d’abécédaire. Voir notamment entre autres :
http://www.jeune-garde87.org/2011/05/06/nicolas-sarkozy-2007-2011-les-promesses-non-tenues/
www.ps-fonsorbes.fr/article-l-abecedaire-des-promesses-non-tenues-...
http://sarkofrance.blogspot.com/2012/01/labecedaire-des-promesses-non-tenues/
Afin de pouvoir répondre concrètement à la demande de mon copain, je reporte en cette fin de billet, des parties des articles des blogs cités. Pour ne pas faire trop long je reprends essentiellement les promesses de Sarkozy agrémentées de quelques commentaires succincts. Le lecteur pourra retrouver le développement des critiques sur les sites référencés. Toutes les citations en italiques sont de Nicolas Sarkozy. Elles émanent de son propre abécédaire de promesses à tenir, que l'UMP a retiré du Web fin 2010, mais que certains sites avaient eu la bonne idée de conserver.
Accès à la propriété «Depuis des années, on vous dit qu’on ne peut rien contre la crise du logement. (...) Je veux permettre à chaque ménage d’être propriétaire, parce que la propriété est le rêve de chacun d’entre nous.» En 2007, le candidat Sarkozy vantait même les vertus du crédit hypothécaire, quelques semaines seulement avant la gigantesque crise des subprimes aux Etats-Unis. « Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.»
Afrique : « Je favoriserai le développement des pays pauvres, en cessant d'aider les gouvernements corrompus, en mettant en place une Union méditerranéenne avec les pays du Sud, en donnant la priorité à l'Afrique. Je m'intéresse à l'Afrique et je la respecte. » Le 26 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a prononcé l'un des discours les plus humiliants à l'égard de l'Afrique. Son « homme africain » n'était « pas assez entré dans l'histoire.»
Agriculture : «Je soutiendrai l’agriculture et l’industrie agroalimentaire» En février 2008 pour son premier Salon de l'agriculture, il promettait de réformer la PAC par anticipation, pour redistribuer les aides aux plus fragiles. Il n'en fut rien.
Allocations Familiales : « J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant. » Dès avril 2008, les familles en furent pour leurs frais, en apprenant que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans.
Allocations chômage : « Comme souvent en France, en matière de chômage ou en matière de minima sociaux, on indemnise chichement, mais longtemps. Alors qu'il faudrait indemniser fortement, mais brièvement pour que chacun soit incité à reprendre rapidement un emploi. Je propose que l'allocation chômage ne puisse pas être inférieure au salaire minimum, mais que nul ne puisse refuser plus de trois offres d'emploi correspondant à ses compétences. » Les allocations chômage n'ont pas été réévaluées comme promis. Aujourd’hui un demandeur d'emploi sur deux n'est pas indemnisé par pôle emploi; 700.000 se rabattent sur le RSA. En octobre 2008 le dispositif de l'offre raisonnable d'emploi a été adopté : trois offres refusées déclenchent une suspension des allocations chômage pendant 2 mois.
Autorité : « Je ne crois pas à la République sans un minimum d'ordre, l'ordre républicain, je ne crois pas qu'on peut tout faire, je crois à la justice, mais je crois aussi à la fermeté. » Depuis qu'il est élu, les violences aux personnes, n'ont cessé d'augmenter.
Banlieues : « Si je suis élu je mettrai en œuvre un grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes de nos quartiers, pour qu’aucun ne soit laissé de côté, pour que chacun puisse tenter sa chance, pour que chacun ait un emploi.» Sarkozy a réduit les dépenses fiscales et sociales consacrées à l'activité dans les quartiers défavorisés, tout comme les crédits nationaux alloués aux actions locales.
Bouclier Fiscal. : « Pour redonner confiance aux investisseurs, (…) il faut d’abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l’une des difficultés concrètes est fiscale. C’est pour cela que j’ai toujours défendu l’idée d’un bouclier fiscal qui limite à un pourcentage donné les prélèvements qui peuvent s’accumuler, une année donnée, sur le revenu d’un même contribuable. Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné.» L’abaissement du bouclier fiscal de 60% à 50% des revenus, n’a pas produit les effets escomptés : les exilés fiscaux ne sont pas revenus en masse en France.
Capitalisme :« Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. » Contre les délocalisations, Sarkozy s’est réfugié derrière des incantations et sur la régulation du capitalisme mondial, ses discours aux accents gauchistes ont fait rire à l’étranger.
Carte scolaire : « Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements. » Sarkozy a simplement modifié la carte scolaire de façon inefficace et hypocrite
Chômage : « Depuis vingt-cinq ans, on vous dit que le plein emploi est impossible et que le chômage est une fatalité. Rien n’est plus faux. » La défiscalisation des heures supplémentaires a accéléré la destruction de l’emploi intérimaire et entraîné une flambé du chômage, malgré de nombreuses « sorties » des statistiques. En 2011, la part du travail à temps partiel augmente, tout comme le chômage longue durée et des seniors (+15% en 2011).
Croissance : «Ma stratégie économique, c’est de libérer les forces de travail en France pour créer ce point de croissance qui nous permettra de résoudre les questions de déficit.» En décembre 2011, l'INSEE prédit une récession jusqu'au printemps 2012.
Déficits publics : « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit.» En juin 2007, Nicolas Sarkozy obtient de Bruxelles un report d'un an du délai de retour à l'équilibre budgétaire et c'est le même Sarkozy qui réclame une fausse règle d'or. Hors effet de crise. Le déficit public est passé de 3,4 % du PIB en 2008 à environ 8 % en 2009.
Dépendance : «Je créerai une cinquième branche de la sécurité sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d'autonomie.» Dès août 2007, cette promesse est remisée au placard par François Fillon.
Dette : « Je m'engage à ramener la dette en dessous des 60% du PIB d'ici 2012.» En 2011, la dette publique s'élève à 81 % du PIB. Elle frôle les 1.700 milliards d'euros.
Droits de l'Homme : « Je veux être le Président d’une France qui se sente solidaire de tous les proscrits, de tous les enfants qui souffrent, de toutes les femmes martyrisées, de tous ceux qui sont menacés de mort par les dictatures et par les fanatismes.» En bon libéral et au nom d'intérêts commerciaux Sarkozy a commencé par vouloir se réconcilier avec les dictatures, avant de se refaire une virginité politique avec la Lybie en 2011.
Ecole : « Je veux que l’école soit un lieu de travail, d’autorité et de respect. » De tristes faits divers rappellent que l’école manque toujours de moyens et d’encadrement.
Education « Dans les quartiers où s'accumulent tous les problèmes de l'exclusion et du chômage, je propose de créer des classes de quinze élèves dans les collèges et les lycées.» Ou encore : « Il faut d'abord que nos enseignants exercent leur métier dans de bonnes conditions. Ils sont la clé de la réussite de tous les élèves.». Depuis 2007, il a réduit d'environ 15.000 les postes dans l'enseignement chaque année, alors que les élèves sont en augmentation constante dans le primaire comme au collège.
Egalité d'accès aux soins : «Je propose de renforcer l’aide à l’acquisition d’une complémentaire et d’améliorer les remboursements des soins dentaires et optiques. » Dès janvier 2008, Nicolas Sarkozy instaura de nouvelles franchises médicales. Il multiplia les déremboursements médicaux
Enseignement supérieur : « Leurs moyens seront portés au même niveau que dans les pays les plus en pointe sur le sujet, mais cela s’accompagnera de réformes de fond. Je donnerai aux universités volontaires une autonomie réelle. (...) Pendant les cinq prochaines années, je ferai donc de l'augmentation des dépenses consacrées à l'enseignement supérieur [5 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2012) et à la recherche (15 milliards d'euros supplémentaires, pour atteindre l'objectif de 3 % du PIB en 2012) une priorité. » Au 1er janvier 2012, 80 des 83 universités françaises seraient autonomes. Les universités les plus fragiles restent avec leurs déficits liés aux réductions budgétaires avant autonomie.
Environnement : « Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité.» Il organise le Grenelle de l’environnement….. Mais en mars 2010 il déclare aux agriculteurs « L’environnement, ça commence à bien faire ».
Europe : « L’Europe doit nous permettre de faire à plusieurs ce que seuls nous faisons moins bien: notamment la politique migratoire et le développement, la politique industrielle et la recherche, le développement durable.» La politique européenne est l'un des pires échecs de Nicolas Sarkozy. En 2011, les sommets européens, toujours qualifiés de «décisifs », se succèdent comme autant d'épisodes d'une mauvaise série.
Finances : Il n'avait rien promis en 2007. Heureusement car pendant cinq ans il a dit tout et son contraire.
Fiscalité «Je ferai tout pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail. (...) Je rapprocherai la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne », La France compte 500 niches fiscales, pour un coût annuel de 74 milliards d'euros. Début 2010 la Cour des Comptes accuse Sarkozy d’avoir plombé de 6 milliards d'euros d'exonérations fiscales supplémentaires annuelles le budget de l'Etat. En 2010, la baisse de la TVA sur la restauration ajoute 2,5 milliards d'euros de perte fiscale. En 2011, il accepte, enfin, de supprimer le bouclier fiscal. Mais il compense d'un joli cadeau, un allègement de l'ISF pour un milliard d'euros.
Golden Parachutes. « Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes. » Cette mesure ne fut jamais votée, ni même proposée.
Gouvernement resserré
« Si je suis élu, mon gouvernement sera limité à 15 ministres pour être plus efficace.» Le premier gouvernement avait 40 membres l’actuel, 33.
Identité nationale : «J’aime cette France de toutes les couleurs et de toutes les religions où s’entremêlent tant d’histoires, de souvenirs et de cultures. J’aime cette France de la diversité, des différences et des mélanges.» Un funeste débat sur l’identité nationale qui a contribué à remettre en selle le Front national.
Insécurité : La lutte contre l’insécurité est le marqueur politique de Nicolas Sarkozy. C'est aussi son plus gros échec, les violences aux personnes ne cessent de progresser depuis 2002. La police souffre d’une politique du chiffre inutile et stressante. En 2012, on comptera moins d'effectifs policiers et gendarmes qu’en 2002…
Logement : « Enfin, je souhaite mettre en place concrètement le droit au logement opposable. Une personne qui travaille doit pouvoir se loger autrement que dans sa voiture ou dans un camping. » Le 18 décembre 2006, le candidat Sarkozy promettait de résoudre le problème des SDF d’ici à 2008. Le droit au logement opposable, qui fêtait sa seconde bougie à l’automne 2011, est resté lettre morte pour plus de 80% de ses bénéficiaires potentiels
Pauvreté : «S’agissant des personnes pauvres, je mettrai en place la réforme proposée par Martin Hirsch, président d’Emmaüs France : la création d’un revenu de solidarité active au profit de ceux qui reprennent un emploi.». En 2009, il y avait 1,1 million de bénéficiaires du RSA dont plus de 500 000 émargeaient avant au RMI. La pauvreté n’a pas reculé selon le dernier rapport de l’INSEE ce qui n’a pas empêché le gouvernement de réduire les dotations publiques à la lutte contre la pauvreté.
Pouvoir d'achat . "Travailler plus pour gagner plus." Sans commentaire.
Prisons. « Je suis également partisan d'une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu'elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine. » La rénovation des prisons et des conditions de détention est l'un des grands échecs de la présidence Sarkozy.
Protection des sources journalistiques
« Je suis prêt à inscrire le droit de tous les journalistes à la protection de leurs sources dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et à étendre à leur domicile les garanties prévues pour les locaux d'une entreprise de presse.» Une loi fut certes votée. Mais cela n’a pas empêché des affaires de barbouze contre des journalistes. A suivre l’efficacité de la loi votée.
Récidive. « Je souhaite qu’on créé des peines planchers pour les multirécidivistes, parce que 50 % des délits, c’est 5 % des délinquants. » La loi contre la récidive fut votée et pourtant jamais les agressions contre les personnes ne furent aussi nombreuses.
République irréprochable. Ce mandat fut celui de tous les excès : augmentation du traitement présidentiel de 172% en janvier 2008 ; dérapage des frais de Présidence dont déplacement électoraux hors frais de campagne etc…
Retraites : « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer, de même que les 35 heures continueront d’être la durée hebdomadaire légale du travail. Que ce soit un minimum, cela me va très bien. Ce que je n’accepte pas est que cela soit aussi un maximum.». Un passage en force, sans discussion avec les partenaires sociaux. Résultat : Il y a toujours 16 milliards d'euros de déséquilibre annuel et les perspectives de rééquilibre sont basées sur des hypothèses de croissance farfelues, et, dès 2013, il faudra se remettre à l'ouvrage.
Santé : « Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé. Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément majeur. » La part des dépenses de santé financées par la Sécurité sociale a été réduite de 77% à 75 % (2010). Seniors « Je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises » Fin 2011, le nombre de plus de 50 ans inscrits à pôle emploi était de 865.000 soit +350.000 depuis novembre 2007.
Soins optiques et dentaires
« Je propose un meilleur remboursement par l’assurance-maladie des soins optiques et dentaires. Ces soins, indispensables à une vie digne et de qualité, sont aujourd’hui très mal remboursés ». Aux oubliettes.
Travail du dimanche : Sujet discutable tant que le libre choix n’est pas garanti et même si certains salariés y sont favorable et beaucoup de consommateurs.
Travailler plus pour gagner plus: La démonstration par l’absurde des erreurs de diagnostic du sarkozisme…. Et tout ça pour aboutir en 2011 à un développement du travail partiel : Travailler moins pour être plus nombreux à travailler. Bonjour les dégâts sur le pouvoir d’achat, la consommation, la croissance.et in fine la réduction des déficits et de l’endettement.
(Incontestablement à suivre et à prolonger)
Lecteur, ne te fais pas une montagne du titre qui est quelque peu tiré par les cheveux, c’est juste pour attirer l’attention sur cette page où je suis heureux et fier d’accueillir mon fraternel ami Fanfan, dont j’ai déjà, plusieurs fois, parlé sur ce blog et que j’avais d’ailleurs déjà invité en novembre 2008.
Depuis quelques mois Fanfan a engagé son blog « Prolix » dans de nouvelles directions, sur des pistes de réflexions et d’analyses que j’apprécie tout particulièrement. J’ai crée, dans la colonne de droite un lien avec ce blog, qui ne semble pas être trop utilisé, et c’est bien dommage ! Aussi j'ai eu envie de faire partager son billet du 18 janvier; intitulé « Sommet pour l'emploi » ou « sommet de crise »? Un billet qui mérite vraiment qu’on s’y attarde un peu et que je reproduis donc ci-après. :
Comment ne pas s’inquiéter des derniers chiffres du chômage. Ils sont au plus haut depuis douze ans. Selon l’INSEE, les choses risquent de s’aggraver dans les mois à venir et atteindre un Français sur dix. Pourtant en janvier 2011, le Président de la République avait annoncé, non sans une belle assurance, que l’année à venir (2011) verrait la décrue du chômage. Il n’en a rien été : bien au contraire. Cette érosion de l’emploi est en tête de toutes les préoccupations. C’est elle qui, en grande partie, monopolisera le débat présidentiel. Les candidats auront à peser leurs mots et leurs promesses.
Le Chef de l’Etat qui avait prévu de programmer pour ce 18 janvier un ‘’sommet social’’ a décidé, face aux événements, de transformer celui-ci en un ‘’sommet pour l’emploi’’ et, dernièrement en ‘’sommet de crise’’. Ses proches assurent qu’il proposera des mesures fortes de nature à revigorer son image dans les sondages. Il est vrai que, malgré son discours de Toulon et sa forte présence sur la scène internationale, sa côte de popularité reste très négative. Mais est-ce là le but recherché???
Il n’en reste pas moins que cette initiative, à laquelle sont conviés les syndicats, pourrait être bonne, si elle s’inscrit résolument dans le dialogue social. Or, les syndicats sont perplexes et craignent surtout d’être instrumentalisés.
Un tel débat aurait mérité une plus large ouverture et aurait dû être proposé bien avant ce mois de janvier 2012. Car la montée du chômage prend le caractère d’une catastrophe humanitaire. Le problème est complexe et nul ne peut prétendre à lui seul détenir la vérité. Toutes les bonnes idées sont à prendre d’où qu’elles viennent. Il ne faut surtout pas enfermer cette situation dans la seule sphère électorale. Dans cette période de crise, il incombe à toute la classe politique dans sa diversité de prendre ce problème à bras-le-corps et de rechercher des solutions efficaces et durables.
La peur du chômage devient une véritable hantise. Chaque jour, ou presque, des plans de licenciements sont rendus publics. Des entreprises faisant de réels bénéfices réduisent leur personnel ou délocalisent à la seule logique du plus grand enrichissement des patrons et des actionnaires. Du soir au lendemain des milliers de salariés se trouvent sur la grève sociale comme des naufragés. Et l’on peut craindre que l’on ne soit pas au bout de nos peines.
Créer des emplois c’est renforcer l’avenir, promouvoir des énergies nouvelles, notamment par une politique industrielle plus volontariste. Il y a, particulièrement, a mieux exploiter ce fabuleux gisement d’emploi que sont les PME. La France et ses provinces ont particulièrement à y gagner car 80% sont de petites, voire, très petites entreprises. On peut les aider en facilitant l’investissement. Par exemple ; l’investissement particulier qui consiste, pour chacun, de placer une somme dans un ‘’fond régional pour l’aide aux entreprises’’. Ces fonds sont prêtés aux entreprises à un taux de 5% (moins élevé que celui des banques, lorsqu’elles prêtent). Cela se fait déjà dans certaines régions rurales. Les sommes sont bloquées cinq ans et rapportent 4% nets d’impôt aux (petits) investisseurs qui auront placé entre 100 et 1000 €. Plus une réduction d’impôt ‘’d’aide aux entreprises’’.
La France, face aux difficultés qui sont les siennes et à la récession qui la menace reste, néanmoins, un pays riche, un pays de ressources. Tout dépend des choix qui seront faits et de la volonté affirmée de changer les comportements. Particulièrement face à l’impôt qui doit être prélevé équitablement. Et envisager des mesures draconiennes pour empêcher l’outil français de quitter le territoire au seul titre des appétits financiers.
Mais il y a fort à penser que les politiques d’austérité devront être reportées.
( A suivre sur http://prolix.over-blog.net/)
Chaque année, en bon citoyen, je m’efforce d’écouter, très sereinement, les
vœux du Président de la république, chaque année depuis très longtemps et même les cinq dernières années. Ouais ! J’arrive à avaler sans broncher ces salamalecs. Non ! Je n’ai pas dit
le « sale mec » j’ai parlé de salamalecs, (que la paix soit avec toi) car le dernier discours de voeux avait, comme d’habitude avec
Sarkozy, un côté rodomontade….mais sur un tempo plus dramatique « on est au bord de l’effondrement
(On est au bord du précipice) et moi, dans les prochaine semaines, je vais prendre les mesures pour
alléger le coût du trav
ail (Je vais vous faire faire un grand pas en avant)…. »
Bla bla bla et tout y passe dont la miraculeuse taxe Tobin, vantée depuis une quinzaine années par Attac et qui était, il y a encore peu, selon Sarko une absurdité. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…..
Bla, bla, bla, enfumage, et puis tout à coup au milieu des salamalecs arrivait une contrevérité : « Le financement de notre protection sociale ne peut plus reposer principalement sur le travail si facilement délocalisable…. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec la main-d’œuvre bon marché ». Beaucoup comprirent que cette TVA sociale devrait taxer les produits importés…. Ça serait peut-être gênant pour le porte-monnaie, notamment celui des plus pauvres mais ça pouvait être présenté comme une nécessité …. Sauf que c’est faux, archi faux c’est un grossier mensonge, un mensonge éhonté.
Même des gens très sérieux ont mordu à l’hameçon ? Le 5 janvier un ami blogueur reconnu pour ses analyses politico-économiques disait « ne pas comprendre pourquoi l’opposition refusait « une TVA sur les produits importés mais proposerait des impôts en plus pour les rares sociétés qui s’obstinent à produire encore en France… »
Je lui ai laissé immédiatement un commentaire naïf : « Peux-tu m’expliquer ce que tu entends par une TVA sur les produits importés ? ». Car une hausse de TVA doit s’appliquer de manière indifférenciée sur tous les produits et services qu’ils soient importés ou nationaux. « S’il y avait une proposition de TVA spécifique sur les seuls produits importés je pense qu’il y aurait assez facilement consensus mais je doute que l’OMC et Europe acceptent ça.»
Mon camarade blogueur, tendance libéral, reconnaissant son erreur me répondit « Tu as raison, une TVA ne peut pas être sur les seuls produits importés. Cela s’appellerait un droit de douane. Et c’est pourquoi j’appelle cela une caricature médiatique stupide. Une TVA n’a rien non plus de “social”, c’est un impôt unique proportionnel à la dépense… »
J’ai constaté ensuite, à l’occasion d’échanges avec des amis, que beaucoup avaient fait la même mauvaise interprétation des propos du Président. Du bla bla pourquoi pas ? Après tout c’est de la politique mais mentir au pays, au peuple en présentant les vœux, c’est une vilénie. Décidément il ose tout. …. (C’est parait-il à ça qu’on les reconnait …..Quoi ? Mais non je n’ai pas dit que c’était un petit coin qui me rappelle…. J’ai bien trop peur de la Morano !).
Et ma gauche qu’est ce qu’elle fait en ce début d’année ? Pas grand-chose encore, et il faudrait bien qu’elle se bouge un peu ma gauche ! Le François il m’a un peu gonflé et ses lieutenants encore plus. Que de rétropédalages suite à des imprécisions ou approximations….. Du pain béni pour les snipers de l’UMP. A vomir ceux-là ! Comme dit notre secrétaire de section Pierre Yves, ça ferait du bien d’avoir chez nous une Morano de gauche pour canarder le Sarko-mence à s’agiter !
Les réunions de section du PS ça fait pas mal de temps que je me fais des mots
d’excuse pour sécher les cours mais j’y suis allé le 12 janvier pour sentir l’ambiance, le "C dans l'air" local…. RAS c’est toujours la cour d’école ; chacun y va de sa petite réflexion
personnelle riche en yakas et focons. Il m’a fallu pousser un coup de gueule car ils et elles ne semblaient pas se souvenir que la primaire était finie, qu’elle a permis de désigner un
candidat et qu’il n’y a plus à avoir de débats mais d’être tout simplement de bons fantassins aux ordres et sans état d’âme….. Il faut seulement que le candidat fixe clairement le cap… ça devrait
le faire dimanche prochain au Bourget et j’y serai sans doute. Certes il n’y a pas le feu car après tout le mec gesticulateur cause beaucoup et plus il cause plus il baisse dans les sondages….
Mais il est temps que François rentre dans le match. Je rappelle que Hollande ne fut pas mon choix lors des primaires, mais que je le soutiens maintenant à 200 %, pour nous débarrasser du
sale mec (Non je ne l’ai pas pensé, c’est mon doigt qui n’en fait qu’à sa tête ….j’ai corrigé
immédiatement…. Dès fois que Nadine me lirait).
Il n’y a pas que la politique dans la vie mais en ce début d’année on y pense forcément quand on souhaite une bonne année 2012 à tout un chacun, même pour mes très rares parents et amis plutôt proches de la droite (j’en ai comme tout le monde mais pas beaucoup finalement). Ceux-là, sarkozystes déçus ou droitiers incertains, lorgnent (maintenant ou à nouveau) vers Bayrou, ce qui est tout à fait respectable.
Je dois bien reconnaitre que lors de mes nombreux échanges de vœux téléphoniques je n’ai pas été très équitable. J’ai dispensé, tout azimut, des vœux sincères accompagnés de quelques infos et réciproque, des nouvelles et réciproque à ceux pour lesquels, je ne me fais pas de soucis (ou de faux espoirs) sur leur vote que certains, mal intentionnés nomment UMPS. J’ai incontestablement passé plus de temps pour d'autres enclins à voter Mélenchon ou Joly (Ce n’est pas Joly ?). Notamment avec Pierrot de Strasbourg, Jean d’Agen, Richard de Pamiers, Michel de Martigues, etc…..Je ne les cite pas tous, uniquement ceux qui a priori me lisent le plus régulièrement….
J’abandonne, le temps d’un paragraphe, le ton sarcastique.
Mardi 10 janvier nous avons reçu un coup de téléphone de Barcelone nous annonçant le décès de la tante de Pilou. Tita Genova est morte à 87 ans à l’hôpital lors d’une séance de dialyse rénale. Tita Genova la vieille militante antifranquiste qui, diabétique, subissait, depuis six ou sept ans des dialyses trois fois par semaine. Nous avions eu bien raison d’aller la voir en août dernier. Elle avait toute sa tête et n’avait plus aucune illusion sur la gauche de Zapatero et c’est en pensant à elle et à tous les anciens militants socialo-communistes qui n’ont aucune confiance dans la sociale-démocratie-libérale, que je trouve utile le positionnement d'un Mélenchon aux fougueux discours populistes. Ces discours plaisent et c’est tant mieux même si, de mon côté j’invite mes amis raisonnables à voter utile dès le premier tour. Après tout il vaut mieux se satisfaire du talent théâtrale de Mélenchon que ……. de voir de pauvres gens s’enthousiasmer pour la dangereuse Marine, la digne fifille à son papa.
J’en reviens à tita Génova en ayant aussi une pensée pour Isabelle qui pendant plus de dix ans a fait son chemin de croix en s’occupant de son père puis de sa mère : Quand je lui disais qu’elle était bien courageuse, elle me répondait avec un petit sourire forcé « C’est rien, je suis en train de gagner ma place au paradis ».
C’est une banalité de dire que ce décès est une délivrance pour la mère comme pour la fille ; Isa en est tellement consciente qu’elle nous a d’ores et déjà annoncé que Juan Manuel et elle devraient enfin venir nous voir à Niort au printemps…. Une fois les élections passées et le mec renvoyé dans ses foyers pour s’occuper de sa femme et de sa petite fille. C’est-y pas gentil ça !
Du coup, j’ai eu envie de me déplacer pour souhaiter mes bons vœux à mes bons vieux de la région parisienne…. Ça tombait bien car Pilou avait très envie d’aller aussi chez sa sœur qu’on n’avait pas vu depuis Pâques. Mes bons vieux sont ma tante Simone, la sœur de ma mère et mon oncle Didi, le frère de mon père…… et tout ça sur un week-end élargi ; arrivée le vendredi 13 dans l’après midi chez Didi et départ lundi matin de chez Malou près de Provins. Nous fûmes très heureux de tous les voir même pour quelques heures. Le plaisir et la joie des retrouvailles n’ont pas complètement gommé la morosité ambiante chez la plupart d’entre eux.
Beaucoup de soucis, d’inquiétudes que ce soit pour la santé, pour les plus anciens ou que
ce soir les conditions de travail, de transport (4 heures par jour pour certains) ou au contraire le
chômage et la déprime pour d'autres, et pour tous le pouvoir d’achat et la crainte que la situation n’empire dans les mois, les années à venir. Qu’est ce que c’est que cette putain de notation de
triple A perdue ? Je ne souhaitais pas parler politique en famille mais forcément la politique finissait par s’imposer à un moment ou l’autre.
Même avec mon oncle Didi qui va avoir 86 ans le 6 février prochain, alors que lui l’ancien résistant ne vote jamais s’étant octroyé depuis longtemps un statut
d'anarcho-populiste, qui ne me déplait pas. Dans son foyer-logement près d’Evry il s’inquiète surtout pour sa santé qui ne me parait, d'ailleurs, pas si mauvaise. Quand il arrive à chasser
ses idées noires il fait montre de lucidité et d’un bel humour. Il a une voisine amie, avec qui il fait souvent soupe, partie de dominos et télé communes…..ça permet de garder le moral, de
passer le temps. Elle qui, avant votait Dupont d’Aignan, un enfant de son pays, m’a dit que cette année elle ne voterait pas car l’administration lui a fait des misères. Une voix de perdue
pour ce pauvre ex-UMP dissident et souverainiste c’est dramatique. Bien heureusement mon oncle Didi est intervenu pour changer de sujet en racontant quelques blagues salées que je ne peux
rapporter ici. Façon Coluche c’était l’histoire d’un mec qui….. Non ! Du calme Nadine, rien à voir avec Sarko.
Avec ma tante Simone la visite fut plus courte car elle est en EHPAD, touchée par la maladie d’Alzheimer. Le jour de notre visite elle fêtait ses
86 ans ; elle est plus vieille de 26 jours que mon oncle, son vieux copain de jeunesse des bords de Marne, dont d’ailleurs elle ne se souvient plus. Les deux jeunes résistants de 18 ans
en 1944 lui dans l’Yonne, elle en Aubrac, sont les derniers survivants de ma famille et je les ai toujours beaucoup aimés. Simone qui fut un temps, en mon très jeune âge, ma nourrice et Didi mon héros. Je suis content que
Simone m’ait reconnu, après que Jacote, ma cousine et sœur de lait lui ait dit en voyant qu’elle me fixait indécise : « C’est Daniel et Pilou » « Je sais
bien – s’est-elle énervée, en ajoutant – tu vieillis bien mon Daniel.» Une belle journée aussi avec mes cousines, Jacote et Maurette ; elles m’ont bien sûr demandé mon avis
pour mai….. Quoi dire qu’elles ne savaient déjà me connaissant. Je crois qu’elles feront encore cette fois-ci le choix de Bayrou mais sans grande conviction…. Du moins ce jour-là.
Voilà un tour d’horizon de ces quinze premiers jours de l’année 2012 que j’ai
répertoriés dans la rubrique « Moments de vie » mais que j’aurai pu mettre en «Trop poli-tique » ; j’ai
cru bien faire ne voulant pas trop charger la barque de cette rubrique avant l’entrée en campagne du mec de l’Elysée, le pré-sortant… et puis je voulais faire un peu le clown à cause du
sale ...... Non je retire, j’ai rayé immédiatement, c’est encore mon doigt qui a dérapé tout seul....
Ai-je autre chose à raconter sur cette quinzaine qui ne soit pas directement lié à la politique : Oui ! Une randonnée de trois heures en campagne et dans la gadoue, avec les marcheurs de Goise, le 8 janvier vers Sepvret. J’ai souvent fermé la marche en discutant politique avec Jacques, un autre radoteur, qui lui me reproche d’être pessimiste en n'étant pas encore tout à fait certain de la victoire de Hollande.
Jeudi 12 février il y eut au Méga CGR trois projections de « Connaissance du Monde » sur la Nouvelle-Calédonie
et avec pour présenter le chanteur-voyageur Antoine. Plus de mille spectateurs au total des trois projections, mais une déception certaine pour moi qui rêve de visiter ce territoire. Il y a
trop de mer et de littoral dans ce film qui nous mène en bateau et pas assez d’images de l'intérieur, ce que je voudrais connaître. Du coup je ne sais pas si j’ai encore envie d’y aller. Antoine
a cité, une fois Sarkozy, mais je n’ai pas compris pourquoi. Subliminal ? Non je jure que je n’ai pas dit sublime minable, il faut bien écouter le off.
A part ça, pas grand-chose : Je regarde bien trop d’émissions politiques à la télé, c'est chiant de vieillir a dit Pivot: s'acquiesse.... et puis j'ai lu quelques livres, vu quelques toiles au cinoche et fait quelques découvertes…. Pas de jardinage, c'est trop mouillé.
Pour rester dans le ton du billet : Je suis allé voir « J. Edgar» de Clint Eastwood. Un film remarquablement construit avec une exceptionnelle performance de Di Caprio….. Sauf que le personnage du film, Hoover le patron du FBI, était un sale mec et de ce fait le film n’est pas très plaisant. Il y a deux ans « Invictus » avait été un film assez moyen techniquement (notamment les scènes de rugby) mais le héros était Mandela un mec très bien, interprété par Morgan Freeman et là ça changeait tout. Le même constat pour « The Lady » le film de Besson consacré à Aung San Suu Kyi. J'en profite pour donner un coup de chapeau à Alain Juppé qui est allé la voir à Rangoon..... comme quoi mes allergies ne sont pas politiquement sectaires.
Parmi les livres lus ces dernières semaines mon coup de cœur va à une bande dessinée avec des dessins d’Aurel et des textes de Renaud Dély (Oui le Dély du Nouvel Obs) et c’est génial. Le titre du bouquin ? « Sarkozy et les riches ».
Je veux aussi mentionner une découverte, « Des morts qui dérangent ». un polar écrit en duo, un chapitre par Paco Ignacio Taibo II, le suivant par le sous-commandant Marcos. Géniale l'entente entre ces deux célèbres mexicains (à ne pas confondre avec un mec si c...) le premier un grand écrivain reconnu et le second un insurgé, recherché dans tout le Chiapas.
Un autre mec bien, un chanteur que j’avais découvert e
n 2008,
Yves Jamait. Magnifique poète et musicien pour de très belles chansons sociales (et là contrairement à la TVA sociale ce n’est pas un oxymore). Moi qui ne suis pas trop en phase avec la nouvelle
génération de la chanson française, j’ai enfin trouvé du nouveau que j’adore. J'en reparlerai bientôt d’autant que sur son dernier CD « Saison 4 »
il y a un magnifique duo avec Zaz une autre excellente artiste que j’ai découvert en 2011. Ensemble ils interprètent « La radio qui chante ».
Superbe !
(A vos souhaits.... )
Lors des trois semaines passées en Guyane en septembre et octobre dernier et notamment les deux dernières où, ayant terminé ma mission de consultant BPE, nous nous sommes mis au service de notre amie Gégé qui venait de nous rejoindre pour découvrir la Guyane et sa biodiversité. Après le marais de Kaw, samedi, le lendemain de son arrivée, après Cacao et Régina le dimanche et après une journée entière, le lundi, consacrée à Cayenne et ses environs nous nous sommes embarqués le mardi matin pour les îles du Salut.
Je ne vais pas faire une resucée du billet de 2009 intitulé "L'enfer au paradis" selon un célèbre article d'Albert Londres, aussi vais-je, dans ce nouveau billet, accompagner des photos de ce récent voyage par des informations à caractère historique en grande partie piochées dans un opuscule de la collection "Itinéraire du patrimoine" réalisé à la demande de la Direction régionale des affaires culturelles de la Guyane.
Situés face au large de Kourou, à environ 13 km, les îles du Salut, au nombre de trois, totalisent une superficie de 62 hectares :
28 ha pour Royale, 20 ha pour St Joseph et 14 ha pour l'île du Diable. Ces trois îles sont actuellement la propriété du CNES avec des mises à disposition pour la DDE et la
gendarmerie.
L'île Royale est accessible à quai par les bateaux et elle est l'île la mieux aménagée avec une auberge et des bungalows
de vacances ou week-end. L'île Saint Joseph est également abordable par les touristes mais les bateaux se tiennent à une vingtaine de mètres du rivage et les dernières longueurs sont faites, soit
à la nage soit en embarcation légère. L'île du diable est interdite au public et à l'approche des bateaux. Même au temps du bagne et de Dreyfus, l'un rares résidents, les gardiens qui, par
roulement, en avaient la garde, s'y rendaient en barque.
Ces trois îles furent d'abord appelées les îles du triangle. On a trouvé des vestiges de très anciennes occupations amérindiennes
permanentes ou occasionnelles. On trouva aussi des traces de passages de marins ou explorateurs attirés dès le XVIesiècle par le mythe de l'Eldorado. On ne sait pas quel conquistador de passage, Belacazar, Quasada, Aguirre la colère de Dieu, ou Sir Walter Raleigh les a baptisées les îles du
diable.
Le 10 février 1763, par le traité de Paris qui sanctionnait la guerre de sept ans, la France laissait à l'Angleterre
ses possessions du Canada, des Indes et des Antilles.... La France devait se reconstruire un empire avec une ambition sur l' Amérique du sud que l'Angleterre dédaignait. La
premi
ère pierre de cette entreprise initiée par le duc de Choiseul, secrétaire d'Etat à la Guerre et à la Marine, fut connue
sous le nom d'expédition de Kourou.
J'ai trouvé en 2008 sur le port de La Rochelle, en kiosque de librairie, un roman qui évoque cette aventure peu connue. "Kourou le rêve brisé" un très bon roman historique de Roger Altiéri. Je me souviens de la longue conversation avec l'auteur qui nous avait laissé une sympathique dédicace pour "suivre Jean-Daniel, qui avec ses parents, est allé voir si ailleurs l'herbe était plus verte et qui de fait a vécu l'enfer" ........mais cette opération fut désastreuse. Le premier navire, la Ferme, jetait en Guyane 400 personnes, pauvres diables et familles à qui on avait promis monts et merveilles. Suivaient presque immédiatement La Garonne et La Légère, deux autres navires, tout aussi chargés, et sept autres avaient déjà quitté la France .
L'impréparation et la cadence à
laquelle se succédèrent les transports, se révélèrent vite catastrophiques. Le grand projet de colonisation tourna au désastre. Les immigrants arrivaient en flot
continu et l'approvisionnement ne suivait pas ; la faim et les fièvres emportèrent des milliers de colons. (Environ 12.000 en un an.).
En 1765 on mit fin à l'expérience en faisant un tri entre les survivants en distinguant les "inutiles à la colonie" qu'il fallait renvoyer et une ou deux centaines
qui pouvaient encore avoir un avenir sur place. Dans l'attente de leur rapatriement, les survivants
furent alors regroupés sur les îles du
Salut qui y gagnèrent leur réputation de salubrité et définitivement leur nouvelle appellation.
Après le terrible échec de l'expédition de Choiseul, la Guyane, le pays mythique susceptible de receler des trésors, devint une terre maudite. Aussi l'idée d'en faire une terre de répression germa-t-elle peu à peu.
De la fin du XVIIIe siècle
au milieu du XIXe siècle les projets de déportation et de colonisation pénale se mirent à fleurir avec
comme points de chute principaux Cayenne, Sinnamary et les îles du
Salut.
Le Directoire ouvrit la voie en expédiant douze déportés politiques, dont Barbé-Marbois, Billaud-Varenne, Collot d'Herbois, le
général Pichegru, Ange Pitou, condamnés pour leur opposition au coup d'Etat du 4 septembre 1797. Plusieurs d'entre eux s'évadèrent par le Surinam,
d'autres furent graciés plus tard par Napoléon et purent rentrer. Collot d'Herbois membre du comité de Salut public mourut avant et son compère Billaud Varenne préféra s'installer en Guyane avant
d'aller finir ses jours en Haïti. En 1798 arrivèrent 327 autres déportés, en majorité des
prêtres réfractaires qui furent établis à Sinnamary. Beaucoup succombèrent aux fièvres et certains s'évadèrent. Ceux qui restaient furent libérés et rapatriés en France en décembre
1799.
L'échec de ces premières expériences et les souvenirs tragiques colportés par les
survivants ne découragèrent pas les gouvernements ultérieurs. Un argument supplémentaire joua en faveur de la déportation vers la Guyane : La IIe République, en abolissant l'esclavage supprima l'abondante main-d'oeuvre gratuite indispensable au développement de la
colonie et a conduit à compenser par l'envoi en Guyane de condamnés aux travaux forcés.
Les premiers concernés furent les opposants au coup d'Etat du 2 décembre 1851. Puis le décret du 27 mars 1852 décida la fermeture des bagnes portuaires métropolitains de Rouen, Brest et Toulon et l'envoi de leurs détenus en Guyane, complété par la loi du 30 mai 1854 qui institua les bagnes coloniaux.
Un premier contingent de 301 bagnards coloniaux, politiques et droits communs mêlés embarqués sur l'Allier,
appareilla pour la Guyane le 31 mars 1852 soit
quatre jours seulement après la promulgation du décret. Rien n'avait été prévu pour accueillir les condamnés, erreur qui avait coûté cher en 1763. Ils furent débarqués sur l'île Royale. Des
jésuites accompagnèrent les premiers convois de transportés et s'installèrent avec eux sur les îles jusqu'en 1874. Leurs correspondances ou leurs journaux
personnels attestent qu'ils ne se
faisaient guère d'illusions sur les chances de réussite de cette colonie pénitentiaire de repentance. Tout cela se réduira à un bagne et à un
bag
ne plus mal tenu qu'en France écrivait le
père Liaigre de Saint Joseph le 21 novembre 1852.
En dix ans, de 1852 et 1862, 12.750 forçats transitèrent par les îles. Pour la plupart on les envoyait ensuite, après un temps d'adaptation vers des pénitenciers de l'est sur la
Montagne d'argent, sur l'Oyapock ou sur la Comté. Dans ces lieux la mortalité était effrayante de l'ordre de 20 à 25% l'an, si bien qu'à partir de 1869 la décision fut prise de ne plus
envoyer en Guyane que les condamnés aux travaux forcés d'origine coloniale, réputés mieux supporter le climat équatorial, les européens étant désormais dirigés vers la Nouvelle-Calédonie.
Malgré la terrible mortalité de ces premières années, la IIIe République n'eut aucun scrupule, en 1887, à rouvrir les bagnes de Guyane en y ajoutant une nouvelle population pénale; les relégués à savoir les petits
délinquants récidivistes. Pendant cette période la détermination punitive l'emporta sur l'utopie de rédemption. Entre 1852 et 1938, 52 000 transportés condamnés aux travaux forcés, 329 déportés politiques et 15.600 relégués furent envoyés en Guyane.
La plupart y moururent, les corps étaient jetés aux requins, le cimetière étant réservé au personnel pénitentiaire.
Les îles et notamment Royale furent le premier lieu d'accueil des forçats jusqu'en 1867, ce statut revenant ensuite à St Laurent du Maroni, nouveau camp de transportation. Royale devenant alors un lieu de répression.
L'île Saint Joseph reçut quelque temps les politiques opposants à Louis-Napoléon Bonaparte afin
d'éviter la contagion idéologique des autres condamnés.
Après 1904, elle est devenue l'ïle de la réclusion où l'on enfermait les incorrigibles.
L'île du Diable difficile d'accès à cause des courants était réservée aux détenus que l'on voulait isoler du monde extérieur, d'abord les contagieux sans gardiens, puis plus tard quelques déportés politiques dont le plus célèbre fut Alfred Dreyfus qui y séjourna seul avec ses gardiens de mars 1895 à juin 1899.
A cette époque un millier de bagnards vivaient sur les îles et l'effectif du personnel libre s'élevait à moins d'une centaine dont cinquante à soixante-dix
surveillants.
Il fallut attendre 1938 pour que soit promulgué un décret-loi mettant fin au régime de la transportation. Le 19 novembre 1938 partait de Saint Martin de Ré le dernier convoi avec 666 forçats à bord. Il y avait encore fin 1938, 5.600 condamnés en Guyane.
L'activité inlassable de Charles Péan et de Gaston Monnerville aboutit en 1946 à la fermeture du bagne. Les ex-bagnards furent alors rassemblés sur les îles du Salut afin d'organiser leur rapatriement en métropole ou dans leur colonie d'origine. Cette opération s'échelonna jusqu'en 1953.
Pilou et moi nous avons vécu 7 mois en Guyane, à Kourou en 1969. Nous sommes allés sur l'ïle Saint Joseph désertique fin août 1969. Ça ne faisait finalement que 16 ans qu'il n'y avait plus personne hormis les fantômes. Par contre à Kourou il y avait encore quelques ex-bagnards qui, n'ayant plus personne en métropole, avaient choisi de finir leur vie sur la terre de leur enfer....
( A suivre )
Dans la colonne de droite de cette page je propose un lien avec quelques blogs amis. Je ne sais pas si ces pistes sont très utilisées et si mes visiteurs, actuellement une trentaine par jour en moyenne, vagabondent parfois vers d’autres sites ; j’en doute !
Je ne reçois d'ailleurs plus guère de visites en provenance d’autres blogs : quelques visites amicales, de courtoisie en réponse à mes propres visites.
Mon blog fut beaucoup plus visité lors de périodes électorales locales parce qu'on me prêtait, une influence, des connaissances, notamment lors de la campagne des dernières municipales où de nombreux visiteurs passaient par celui de Fraise des bois, un autre socialiste deux-sévriens et un blog qui avait pignon sur web… C’était le temps où le nombre de visites quotidiennes pouvaient dépasser la centaine…. Et puis avec le temps …. Fraise des bois est maintenant quasiment à l’arrêt (un à deux billets par mois consacrés à la poésie). Et puis comme mon blog, n’est pas spécifiquement politique et que je ne propose qu’un ou deux billets par semaine, je ne me donne pas les moyens de fidéliser des lecteurs autres que mes vieux amis, la famille et quelques curieux provenant des moteurs de recherche ; d’ailleurs c’est généralement pour les rubriques « No pasaran », « Saga africa » et « voyages » et « A livres ouverts » que je reçois le plus de commentaires. Aujourd’hui j’en ai reçu un concernant un billet du 7 mai 2008 intitulé « Jeune Afrique et vieilles lunes » sur le barrage d’Inga que j’ai fait au Zaïre au début des années 70, et je rappelle aussi que ce sont des billets « No pasaran » qui nous ont permis de reprendre contact avec la famille andalouse de Pilou. Ca sert aussi à ça un blog.
La plupart des blogs amis pour lesquels un lien est proposé ont été avantageusement présentés par un billet. Tous ont été référencés avec leur adresse. Il y en eut même qui ont été présentés sans être reliés par un lien permanent pour ne pas concentrer trop de blogs socialos. Ainsi j’ai fait un billet pour le blog de la section socialiste de l’île de Ré qui a été arrêté en novembre dernier, fatigué sans doute de se battre contre l’arrivée de Ségolène à La Rochelle, pour celui de Pierre Larrouturou arrêté depuis septembre 2009, et pour celui de Gérard Filoche heureusement encore bien solide.
J’ai fait bien sûr un billet pour celui de ma petite cousine « Ti flé aw » (Malheureusement à l’arrêt aussi) et pour mon grand ami de jeunesse et aujourd’hui Fanfan le « Prolix ».
J’ai vanté les talents de Fraise des bois et d’Argoul malgré des désaccords avec l’un et l’autre. Je me suis amusé à les rassembler avec celui de Benjamin et le mien pour évoquer le 11 septembre 2001. Je connais bien Philippe-Fraise et j’ai rencontré une fois Argoul lors d’une blogosphère à Coulon.
Je connais les auteurs des autres blogs ou sites amis : mes anciens complices de feu NPS, « les diaboliques » avec qui j’ai eu une grosse bagarre de cinéphiles et bien sûr « Vivre à Niort ». Quand au site généalogique, c’est lui qui m’a mis à l’honneur en publiant mon billet « Les lettres du bagne. »
Le seul dont je n’ai pas encore parlé c’est forcément le dernier que j’ai relié et c’est celui de Benjamin, http://borghesio.typepad.com/benjamin/. Il était temps que je l’invite chez moi
Je ne connais Benjamin que par ses billets où ses commentaires où je n’ai guère trouver d’indiscrétions sur le bonhomme. Je l’ai découvert par le blog d’Argoul suite à un article polémique et agressif du 6 juin 2011 intitulé « Mélenchon entre Péguy et Doriot » et dans le cadre d’un débat entre ces deux blogueurs, j’étais sur la ligne de Benjamin. Il y eut aussi ces jours-ci, toujours chez Argoul, un échange entre eux sur Churchill qui m’a beaucoup intéressé. Churchill qui fut aussi, avec De Gaulle, l’objet d’un de mes billets . « La mésentente cordiale »
Depuis juin 2011 je lis Benjamin tous les matins et j’adore. J'ai trouvé chez lui, qui se dit non encarté, de subtiles analyses politiques, mais aussi des intérêts communs comme la Guyane, les pays d’Amérique latine (Ah! La balade dans Manaus et son théâtre..) et cerise sur le gâteau Georges Brassens (une petite réserve avec le vélo à l’époque du tour de France … mais peut-être, lui, ne goûte t-il pas le rugby.)…Même si je ne suis pas toujours à 100% sur la même ligne, c’est certainement l’un des blogs avec lequel je me sens le plus en phase. …. Il était temps que je le présente à mes amis et pour cela, comme je l’ai fait pour d’autres blogs le mieux est d’en publier des extraits
Justement le 29 décembre dernier Benjamin faisait un billet sur un prochain voyage de Sarkozy en Guyane. Il m’était difficile de reprendre ce billet, ce jour là , aussi c’est avec un léger décalage, mais avant le déplacement du mec que je le propose aujourd’hui.
http://borghesio.typepad.com/benjamin/2011/12/sarkozy-en-guyane-quel-barouf-%C3%A0-venir-.html
« De 300 à 400 hommes pour assurer "la sécurité du président" pendant deux jours! Entre les déplacements aéroportés, les frais de casernement, les indemnités de mission, au bas mot un million d'euros rien que pour cette "sécurité" alors que s'il y a un endroit où des élus peuvent prendre des bains de foule sans problème, c'est bien en Guyane (200.000 habitants environ) et quand cette région souffre d'un déficit dramatique en personnels de police et de gendarmerie pour assurer un minimum de sécurité, tout comme le suivi des opérations "Harpie" (lutte contre l'orpaillage clandestin).
Lorsque Chirac s'est rendu à Camopi (j'y étais, je peux en témoigner), alors que la rive opposée est occupée par un hameau de garimpeiros qui vivaient dans la plus complète illégalité, tous armés, sa sécurité était assurée par un demi-peloton... de gendarmes locaux et il s'est promené dans les rues de Saint-Georges (avec le Président du Brésil, Cardoso) en toute tranquillité après avoir fait de même à Cayenne.
A noter que les sites annoncés: Boulanger, Twenké-Taluwen, Maripasoula, Saint-Georges sont totalement ou relativement enclavés - donc facilement "bouclables". Une réunion aux allures de meeting dans une salle fermée, ce devrait être facile à contrôler si ce n'est pas très républicain: de Gaulle s'adressait aux Cayennais depuis la grande place des Palmistes sans la moindre crainte et les présidents venus après lui ont tous déposé la gerbe traditionnelle "Place du Coq" au milieu d'une foule bon enfant.
L'argument du Carnaval trop bruyant... ça fera pouffer de rire sur place. Parce que le Carnaval guyanais, c'est le grand défoulement et oui, les Guyanais sont taquins: ils peuvent être (légèrement) irrévérencieux à cette époque. Jusqu'en 2012, chacun en a pris son parti en souriant et l'absence présidentielle sur l'Avenue de Gaulle n'empêchera pas slogans et chansonnettes. Les responsables de la communication de l'Elyséen'ont sans doute pas voulu exposer leur Grand Homme aux taquineries locales... Il les subira néanmoins avec l'image d'un type qui n'affronte pas l'adversité: quand on vient en Guyane au moment du Carnaval, on assiste au Carnaval!
Conseil au Président Sarkozy. Quoiqu'il lui en coûte, qu'il ne commette pas de nouveau la faute de quitterson costume pour enfiler un jean avant d'aller voir les "sauvages" amérindiens. Il a procédé ainsi à Camopi et ses hôtes ont été extrêmement vexés: parce que s'ils le reçoivent en kalimbé traditionnel, c'est pour lui faire honneur. Son prédécesseur pourtant monté à Camopi en hélicoptère puis en pirogue était aussi bien vêtu que lors de n'importe quelle visite officielle et cela fut considéré comme une marque de respect (même si plus tard, s'affranchissant de tout protocole, il a réclamé sans façon une Corona dès son arrivée à Saint-Georges et même s'il a payé sa tournée à l'aérogare de Cayenne)
Un ami de la Guyane ça crée des liens. J’ai d’ailleurs reconnu récemment celui qui, il y a quelques années, faisait sur le blog de Fraise des bois des commentaires que j’appréciais sous le pseudo de « réac de gauche »; commentaires envoyés des bords de l’Oyapock.
Je vais ajouter d’autres extraits de billets récents, pour inciter des amis à être curieux et je pense plus particulièrement à Fanfan, à Michel mon cousin de Martigues, à l’autre Michel, le grand d’Aurillac, à Richard l’ariégeois etc… « Mes amis vous pouvez y aller sans crainte ça devrait vous plaire. »
Voici des extraits de billets lucides de ce matin.
TVA sociale
« Il est clair que la TVA sociale (oxymore) implique l'augmentation des prix, puisqu’elle frappe autant les produits importés que ceux qui sont fabriqués sur place. Donc c’est une ponction pour les consommateurs, même les plus modestes, injuste parce que celui qui est contraint pour survivre de dépenser 90% de ce qu'il gagne paye en proportion davantage que celui qui peut épargner 50% de ses revenus.
En revanche comme ce sont les cotisations PATRONALES qui seraient abaissées en compensation, le salarié ne verrait pas sa feuille de paye augmenter... surtout que le Medef en rajoute, qui réclame deux points de CSG en plus! Quelque chose me dit en outre que le pouvoir en profitera pour alourdir la sauce… en compensant 20 milliards de charges sociales par trente ou quarante milliards de TVA. Ce qu'a fait l'Allemagne quand elle augmenta sa propre TVA (pour la porterà 19%, moins que le taux actuel français qu'on veut encore faire progresser)
L’argument de la compétitivité fait rigoler: nous sommes en concurrence avec des pays qui emploient des méthodes mafieuses de dumping social, fiscal, environnemental et monétaire. Je doute qu’un gain de productivité de 2 ou 3% changerait quoi que ce soit à la donne. Un exemple est donné là... On parle, en Chine, d'augmenter de quelques euros les salaires des grandes villes industrielles pour que des esclaves qui travaillent 70h par semaine touchent 200 euros par mois. Face à cela, que pèsent deux, trois ou même cinq points de charges salariales?
En revanche, la part des revenus du capital a augmenté de 10 points de PIB en trente ans. Sans être un affreux marxiste révolutionnaire confiscatoire, faire en sorte que les revenus de ce qu’on gagne en ne fichant rien soient autant taxés que les revenus de ceux qui bossent dégagerait des milliards. »
Taxe Tobin
En 1999, pour Sarkozy, une taxation sur les transactions financières était une absurdité complète dès lors qu'elle ne serait pas appliquée universellement (et même dans ces conditions, ce n'était pas une bonne chose: il y avait déjà "trop de taxes")
Sur un strict plan de tactique électorale, c'est sans nul doute bien joué. La taxe a de bonnes chances de voir le jour "en principe" à la suite d'un vote bâclé au Parlement, puis d'être remise en cause juste après les élections quand le pouvoir sera confronté au chantage de milliers de suppressions de postes dans le quartier de la Défense, là où sévissent nos traders.
En 2002, quand Sarkozycommença à se poser en présidentiable incontournable, il nous l'a joué plus humaniste que moi tu meurs, avec le suppression virtuelle de la "double peine" accouplé à une succession de lois revues dans le sens de toujours plus de sévérité, en contraste avec son image de libéral pur et dur, version autoritaire.
En 2007, le grand copain du capital la jouait plus socialiste que moi tu meurs, s'appropriant sans vergogne Blum, plus communiste que moi tu meurs avec la captation de la mémoire de Guy Môquet, plus gaulliste républicain progressiste que moi tu meurs en annexant Jean Moulin et par extension le programme du CNR, en plus d'être plus ami des ouvriers que moi tu meurs avec le slogan "travailler plus pour gagner plus".
En 2012 Sarkozy nous la jouera plus altermondialiste que moi tu meurs en plus de la faire plus protecteur de l'emploi des Français que moi tu meurs.
Son talent de bateleur associé à la toute puissance des médias qui le soutiennent (TF1 en première ligne, le groupe Lagardère juste derrière plus environ les 3/4 des autres chainesou journaux) font que cela peut marcher, surtout si en face il n'y a qu'un remake, sur la seule forme, de la campagne Mitterrand de 1981 (on est bien parti pour ça avec Hollande)
Une petite cuiller (vite retirée) de Taxe sur les Transactions Financières... Une grosse louche (maintenue) de TVA très majorée.
Sur la forme: chapeau, l'artiste. Sur le fond: à gerber.
Benjamin ne cache pas qu’il votera Mélenchon. J’aime bien Mélenchon mais je ne l’ai pas suivi quand il a quitté le PS et malgré que je me sente de plus en plus à l’étroit au PS. Je suis convaincu que le 1ertour de la présidentielle sera déterminant. Sarkozy est loin d’être battu malgré l’état de disgrâce…. Et je pense que celui qui sera vainqueur le 6 mai 2012 sera celui qui sera en tête au 1er tour. C’est la raison pour laquelle je soutiens immédiatement François Hollande.
J’ai bien aimé la façon dont Benjamin clarifie sa position et son soutien à Mélenchon, un billet à lire http://borghesio.typepad.com/benjamin/2012/01/la-gauche-ce-nest-pas-que-la-social-d%C3%A9mocratie-b%C3%A9gayante.html
Allez-y mes amis je ne vais quand même pas vous mâcher tout le travail, allez-y c’est un vrai plaisir.
Et j'espère Benjamin que tu ne m'en voudras pas d'avoir profité de ce billet pour faire dans le premier chapitre un peu de nombrilisme. C'est la raison pour laquelle, après relecture, j'ai ajouté au titre.......et moi, et moi, et moi.
A suivre
Voilà ma désormais traditionnelle rétro ciné-cure. Ayant encore vu cette année de très, très nombreux films ce qui, en les présentant tous, même sommairement, va me conduire à faire un billet long, long comme un jour sans cinéma, je vais donc aller à l’essentiel en abordant immédiatement cette retro 2011.
Le premier film vu début janvier 2011 fut « Même la pluie » un très beau et touchant film hispano-bolivien d’Iclar Bollain : une œuvre sociale, poétique et tragique. Un film vu au Centre d'Action Culturel en version originale, en espagnol, ce qui ne m’a pas trop gêné, sauf que ce film vu dans un tel environnement culturel échappe au plus grand nombre. Dommage ! Je lui donne un très mérité 16/20.
A la même époque je suis allé voir, au Méga CGR, un film très populaire, « Le fils à Jo », un film qui avait a priori tout pour me plaire puisque l’histoire pétrie de bons sentiments, concerne le monde du rugby, avec Gérard Lanvin, Vincent Moscato, et Olivier Marchal. …. Et pourtant je suis resté sur ma faim et même un peu déçu de l'image qu'il donne des anciens rugbymen. 12/20
Quand un nouveau Clint Eastwood sort sur les écrans, je vais le voir le plus tôt possible, aussi le 19 janvier en soirée j’étais à la projection d'« Au-delà » avec au générique Matt Damon et Cécile de France. Ce n’est pas le meilleur Eastwood : Il y a des passages magnifiques et d’autres plus décevants, notamment toute la partie qui se déroule à Paris. 14/20.
Fin janvier arrivait un film de Peter Weir dont les critiques n’étaient guère élogieuses. Devant partir en Guyane il était à craindre qu’il ne soit plus à l’affiche à mon retour je m'y suis donc précipité dès sa sortie. Finalement j’ai bien aimé cette fuite du goulag qui, sur 10 000 km, nous entraîne, avec sept évadés, sur « Les chemins de la liberté », de la Sibérie à l’Himalaya en passant par le désert de Gobi. Avec de magnifiques paysages, des acteurs comme Ed Harris, Jim Sturgess et Colin Farrel et une histoire tirée de faits réels, c'est un beau voyage méritant 14/20.
Le film suivant je le mentionne même si c’est un film qui est sorti en toute fin d'année 2010 et que je n’avais pas pu voir en salle mais que j’ai retrouvé fin janvier dans l’avion qui m’emmenait en Guyane : « Red » est une comédie d’actions avec d’anciens barbouzes en retraite qui reprennent du service. Au générique Bruce Willis, John Malkovich, Morgan Freeman et même Ernest Borgnine en second rôle savoureux. Un divertissement réjouissant pour faire passer le temps en avion, mais qu'il valait mieux éviter de voir en payant l'entrée en salle. 11/20
12 jours plus tard, lors du vol retour de Guyane, j’ai vu « 127 heures » un film de Danny Boyle avec James Franco. Un film qui n’est sorti que 3 semaines plus tard en France. Je l’aurais peut être mieux apprécié au cinéma mais je n’avais guère envie de le revoir. Encore une histoire réelle, celle d’un type coincé sous un rocher au fond d’un canyon des gorges de l’Utah pendant plus de 5 jours et plus d'une heure bien longuette pour le spectateur coincé lui aussi….. 10/20 (La moyenne juste pour les paysages)
De retour de Guyane une courte semaine en métropole le temps de voir deux films assez particuliers
D’abord « Le discours d’un roi » avec Colin Firth dans le rôle du George VI, l’homme qui ne voulait pas être roi d'Angleterre, et Geoffrey Rush dans le rôle du thérapeute qui soigne le souverain bègue. Malgré le handicap de voir ce film au CAC en version anglaise, j’ai adoré cette histoire.15/20
Autre chose avec « Black Swan ». Quel film stressant ! Je n’aime pas ces films qui traitent de la folie des êtres. J’avais ressenti le même malaise il y a bien longtemps avec « Vol au dessus d’un nid de coucou » ou encore la semaine dernière avec le dernier Cronenberg dont je parlerai en fin de billet. Ce cygne noir est trop sombre même si les acteurs y sont excellents ; Nathalie Portman, Winona Ryder, Vincent Cassel mettent leur talent au service d’un film trop dur. 8/20.
Début mars de retour d’un voyage au Costa Rica j’espérais que le film de Philippe Le Guay «Les femmes du 6ème étage » aurait suffisamment de succès pour dépasser les deux semaines à l’affiche. Ce fut un très beau succès populaire et j’en étais d’autant plus content que Pilou, pour une fois, m’accompagnait. Une histoire touchante et rafraîchissante où ces femmes espagnoles, à Paris comme femmes de ménage chantaient des chansons qui avaient bercé l’enfance de Pilou. Un très beau film avec un Luchini qui servait magnifiquement ce très beau film. 17/20
La semaine suivante arrivait sur les écrans « True Grit » des frères Cohen avec Jeff Bridges, Matt Damon et Josh Brolin, une superbe distribution. J’ai bien aimé ce western et ses brutes qui s’entretuent. 14/20, mais quelques jours plus tard, comme pour me laver de la crasse du film j’ai revu en DVD « 100 dollars pour un shérif »d’Henry Hathaway tourné en 1969 avec John Wayne et dont True Grit est un remake.
« La permission de minuit » de Delphine Gleize est un drame médical émotionnel traitant d’une maladie génétique, les enfants-lune, et pour lequel le rôle du médecin au grand cœur ne pouvait être tenu que par Vincent Lindon. 15/20
« Fighter » vu vers le 10 mars est un film sur la boxe. Je déteste ce sport, mais je crois que j’ai aimé presque tous les films, de «Raging Bull » à « Million dollar baby », dont le thème est la boxe. Celui là n’échappe pas à la règle avec les excellents acteurs Christian Bale et Mark Wahlberg. 15/20
« Ma part du gâteau » de Cédric Klapisch avec Karin Viard en femme de ménage humaniste et Gilles Lellouch en spéculateur salopard. Une façon d’appréhender la crise qui aurait pu être très utile si le film avait été mieux ficelé. 12/20.
J’attendais « L’agence » sorti fin mars tiré d’un roman de Philip K Dick auteur de science fiction. Avec Matt Damon et Emily Blunt. J’aime ce type de film et les acteurs, alors même si ce n’est pas un chef d’œuvre …. J’ai passé un très bon moment. 14/20.
« Je n’ai rien oublié » de Bruno Chiche. Rien que pour le plaisir de voir face à face Gérard Depardieu et Niels Arestrup et de revoir Nathalie Baye aimant toujours l’ex-Martin Guerre devenu Alzheimer. Emotions. 13/20.
Encore un film sur la crise et le surendettement mais façon hollywoodienne cette fois : « The Compagny Men » avec Ben Affleck, et Tommy Lee John. Ça laisse d’autant plus voir qu’il y a en guest-star, Kevin Costner, le beauf bedonnant du play-boy Ben. 13/20
Au printemps la France reçoit souvent les rebuts américains : un exemple type avec « Morning Glory », encore que je ne me souvienne pas si j’ai vu ce film en salle ou, plus probablement lors d’un voyage en avion. Cela aurait pu être une version comédie du vieux « Network » de Sydney Lumet mais c’est surtout navrant à l’image d’un Harrison Ford pathétique. 8/20.
« La nostra vita », un mélodrame italien avec un très bon acteur Elio Germano en ouvrier du bâtiment qui perd sa femme et doit faire surface pour l’équilibre de sa famille et ce malgré des ennuis au travail. Un mélodrame politico-social à l’italienne comme je les aime malgré quelques facilités. Vu au CAC en V.O. mais l’italien est une si jolie langue, je pardonne. 14/20.
« La proie » un thriller avec Albert Dupontel c’était alléchant. Le rythme du film est bon et les acteurs efficaces… il ne manque pas grand-chose pour que ce soit un film marquant…. Pour l’instant j’en reste à 12/20.
« John Rabe » est un film intéressant car il raconte un fait historique peu connu. L’invasion de Nankin par l’armée japonaise en 1937. De nombreux chinois furent sauvés du massacre grâce au courageux comportement d’un industriel allemand. Mais, dommage, Gallenberger n’est pas Spielberg et son John Rabe n’était pas Schindler et avait aussi le désavantage d’être un admirateur d’Hitler. La mayonnaise ne prend pas. 12/20 pour quelques doses d’émotion.
Je suis allé voir « De l’eau pour les éléphants » pour l’actrice Reese Witherspoon que j’avais adoré dans « Walk on line » le biopic sur Johnny Cash. Dans ce nouveau film sur la vie d’un cirque elle reste, comme l’histoire, trop convenue. 11/20
Avec « Stone », c’est un peu la même démarche, un film avec Robert De Niro et Edward Norton ça ne se refuse pas…. J’aurais pourtant du… car ce fut une grosse déception ! 10/20.
En mai c’est le Festival de Cannes et certains films sortent en salle la même semaine et pourtant je sais qu’il faudrait laisser le temps de réflexion et de lire les critiques. Pas une trop mauvaise surprise avec « Le gamin au vélo » des frères Dardenne surtout avec Cécile de France. J’ai aimé ce film subtil et émouvant. 15/20
Inconditionnel des polars de Michaël Connelly je ne loupe pas les rares adaptations au cinéma (« Créance de sang » d’Eastwood.) tout en regrettant qu’aucune adaptation n’ait encore été effectuée des romans où le héros est son flic récurrent Harry Bosch. Hollywood nous propose « La défense Lincoln » de Brad Furman avec Matthew McConaughey dans le rôle de l’avocat Mickey Haller. Faute d’Harry je me contente de son demi-frère Mickey. Un excellent thriller qui respecte parfaitement le roman. 14/20.
Il me fallait voir « La conquête » une comédie sur les années de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Un film sur ma tête à claques préférée, pensez donc. Un film de Xavier Durringer bien construit avec l’extraordinaire performance de Denis Podalydes ; et pourtant je n’en fus pas satisfait. Pas assez méchant envers le sale mec. Le futur président est certes présenté comme ambitieux, antipathique et avant tout cocu…. Mais on oubli de souligner que les cocus seront avant tout les français qui ont cru au travailler plus pour gagner plus. On aurait pu au moins mettre plus en évidence son talent de bonimenteur et son incompétence crasse à diriger un pays. 13/20
Je ne suis pas un fan de Woody Allen ; rares sont les films vus qui m'ont plu. Je peux citer « La rose pourpre du Caire » et à un degré moindre « Coup de feux sur Broadway » et « Accords et désaccords ». Pour être honnête je dois dire que j’ai le plus souvent boycotté les films où il fait l’acteur car je ne le supporte pas. Ces méchancetés étant dites j’avoue avoir adoré « Minuit à Paris » : une petite merveille avec Owen Wilson, Rachel McAdams et …. Carla (un tout petit rôle). Quelle belle idée que de renvoyer ce modeste écrivain américain ¾ de siècle en arrière pour retrouver Scott Fitzgerald, Hemingway et Picasso. J’ai été suffisamment sévère avec Allen dans le passé pour que cette fois je puisse surnoter un peu ce film avec un 17/20.
L’inverse pour « The Tree of Life ». J’ai longtemps mythifié Terrence Malick sur la base de deux films admirables « La balade sauvage » et « La ligne rouge ». Je lui ai même consacré un billet ciné-cure. J’avais déjà été déçu par son avant dernier film « Nouveau Monde». Quand à son 5ème et dernier film, qui reçut en mai dernier la Palme d’or à Cannes, ce n’est, à mon sens, qu’une merde mystique. Que sont venus foutre dans ce film Brad Pitt et Sean Penn (dont pratiquement toutes les scènes sont coupées). J’aurai envie de mettre 0/20 car c’est l’un des rares films où je n’ai pu m’empêcher de quitter la salle, de dégout, avant la fin. Je vais rester tolérant avec un 4/20.
Peu de cinéma en juin pour cause de voyage en Andalousie et de beau temps en France et donc de grands travaux dans le jardin et puis ni «Pirates des CaraIbes : La fontaine de jouvence » ni « Pater» ne m'inspiraient vraiment, et puis j'avais été bien refroidi par «The Tree of Life »......... Il restait « Omar m’a tuer » un film a priori sympathique de Roschdy Zem avec Sami Bouajala et Denis Podalydes ; et pourtant je n’y ai pas entièrement adhéré malgré des passages très émouvants. Peut-être un peu trop à charge le thème de l'erreur judiciaire ….. Je ne sais pas ce qui a coincé pour ne pas me laisser emporter par les aspects poignants et évidents. 13/20.
Début d’été et avant que le CAC ne ferme ses salles de cinéma pour une pause estivale il a passé « La dernière piste » un faux western, un vrai road-movie, à l’époque de la conquête de l’Ouest. Qui dit CAC, dit salles des bobos niortais et le film est bien évidemment passé en version originale, le meilleur moyen apartheid pour ne pas se retrouver avec des spectateurs du populo. Bon comme le film n’est pas trop bavard, l’anglais ne m’a pas trop gêné. Ce film est très beau sans être passionnant : il y a des fois comme ça où l’on regrette Sergio Leone ou un Sam Peckinpath qui savait marier les beaux paysages, les longs silences, la musique avec la violence et quelques massacres. Une jolie caravane de pionniers qui mérite un 13/20.
Le cinéma de l’été est souvent peu intéressant, mais je me suis laissé tenter par trois films américains.
« Super 8 » Un film à la Spielberg, c’était normal puisque le réalisateur J.J.Abrams est un disciple du maître. Les acteurs principaux sont des enfants et on s’imaginerait bien partir vers un « rencontre du troisième type » mais on bifurque rapidement vers le gore façon « Les dents de la mer » ce qui est moins intéressant, à mon sens : 13/20
« Cow-boys et envahisseurs ». Des Aliens qui attaquent notre planète pourquoi viendraient-ils forcément au XXème ou XXIème siècle ? Pourquoi pas à l’époque du Far-West pour s’en prendre aux cow-boys et indiens ? Ce n’est pas plus con ! Daniel Craig et Harrison Ford y sont à l’aise et je ne me suis pas ennuyé mais un petit 13/20 est suffisant.
« La planète des singes » Une curiosité de voir l’origine de la prise de pouvoir des singes. Décevant, tape à l’œil et pour tout dire ennuyeux. 11/20.
A partie de mi-août et jusqu’à début octobre j’ai fait une longue pause. Un mois de vacances entre Catalogne et Corse avec de nombreuses escales intermédiaires, un court retour sur Niort avant de repartir en Guyane fin septembre. Un seul film vu mi-septembre, « Présumé coupable »de Vincent Garenq. Ce film traite de l’affaire d’Outreau. Philippe Torreton est extraordinaire dans le rôle d’Alain Maurécaux et on ne peut que lui souhaiter le prochain césar de meilleur acteur. Pour le reste, et surtout la partie judiciaire le film choque et c’est très bien ainsi, mais ça reste trop classique limite télévision. 15/20 grâce à Torreton.
« Le complexe du castor » de et avec Jodie Foster et surtout Mel Gibson en dépressif. Encore un film vu dans de mauvaises conditions en avion en septembre, alors qu’il était sorti en mai en même temps que sa présentation à Cannes. Un film sympathique : 14/20.
Arrive avec le dernier trimestre 2011 le grand embouteillage avec de très nombreux bons films et une forme d’addiction pour le spectateur qui courant de salle en salle, pour ne rien louper arrive malgré tout à voir encore, entre deux chefs d’œuvre, quelques navets.
Retour de Guyane mi-octobre il y avait déjà à l’affiche l’excellent «Drive » de Nicolas Winding Refn avec la nouvelle coqueluche hollywoodienne, Ryan Gosling qui tient un rôle de solitaire : cascadeur de cinéma le jour et taxi pour gangsters la nuit. Excellent : 16/20.
« The Artist » un film gonflé sans dialogues et en noir et blanc, un film français et hollywoodien de Michel Hazanavicius hommage au cinéma d’antan et tellement moderne grâce à Jean Dujardin et Bérénice Bejo. 16/20.
« Polisse » un titre avec une faute d’orthographe pour un film coup de poing mais forcément imparfait. Le quotidien d’une brigade de protection des mineurs. Une réalisatrice Maiwenn, grande en devenir, de bons acteurs excellents, Karin Viard, Marina Fois Duvauchelle, Starr. La grande découverte de l’année 16/20.
« Les marches du Pouvoir » de et avec George Clooney. Un thriller politique sur fond de primaires démocrates aux Etats-Unis…. Et avec encore Ryan Gosling qui crève l’écran malgré les belles présences de Clooney et Seymour Hoffman. 15/20.
« La couleur des sentiments » un film bien fait, adapté d’un best-seller de Kathryn Stokett, qui décrit le mépris des épouses blanches inoccupées et souvent fatiguées pour leurs domestiques noires dans le Mississipi ségrégationniste. 14/20.
« Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne » Comment laisser passer un Steven Spielberg ? Et pourtant c’est de loin le pire de ses films…. J’ai même piqué un petit roupillon d’environ 15 minutes. Regrettable… pas le roupillon, le film. 10/20.
« L’exercice de l’Etat ». Un remarquable film politique de Pierre Schoeller qui cerne les enjeux du pouvoir et les humeurs et compromissions de ce milieu. Olivier Gourmet en ministre et Michel Blanc son directeur de cabinet et néanmoins ami sont magnifiques. 15/20
« Killer d'élite » Une nouvelle erreur. J’aurais pu éviter de voir ce film mais sachant qu’il revisitait des moments peu glorieux de l’histoire de l’armée britannique et que Robert De Niro y tenait un rôle, je suis allé le voir. 10/20.
« Intouchables » Je ne vais pas être long car tout le monde connait le sujet et beaucoup ont vu le film. Cette fois c’est un succès mérité pas une incongruité du genre « Bienvenu chez les Ch’tis ». Un très, très bon film qui a touché le public : 18/20.
« La source des femmes » de Radiu Mihaiteanu avec la lumineuse Leïla Bekhti. Un film féministe, sans doute un peu naïf, mais c’est tellement bon de le prendre au premier degré. 15/20.
« Contagion » Un film de Steven Soderbergh dont j’attendais beaucoup, à lire les critiques et en voyant le générique ; Matt Damon, Jude Law, Kate Winslet, Laurence Fishburne, Marion Cotillard…. Et un virus qui circule autour de la planète à grande vitesse….. Mais je ne fus pas contaminé ; tout au plus miné pour un généreux 12/20.
« Le stratège » de Bennet Miller avec Brad Pitt. J’aurai pu apprécier ce film si je comprenais quelque chose au base-ball. Un film à laisser aux amerloques 11/20. Il vaut mieux voir, malgré mes réserves « Le fils à Jo », avec un sport bien de chez nous.
« Toutes nos envies » de Philippe Lioret avec Vincent Landon et Marie Gillain. Un film généreux, trop sans doute car vouloir rassembler dans un même film toutes les misères sociales (Surendettement, justice, cancer) ça fait beaucoup pour une seule histoire. Pour les acteurs admirables 15/20.
Ce qui est regrettable c’est qu’après « Intouchable » de très bons films n’aient pas eu le public et le succès qu’ils méritaient. Notamment « L’ordre et la morale »de Mathieu Kassovitz qui raconte l’assaut de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988. On peut contester le choix qu’à fait Kassovitz de suivre à la lettre le point de vue de Philippe Legorjus, il n’empêche que ce film est une très grande réussite et du très grand cinéma. 17/20.
« Les neiges du Kilimandjaro » Rien que pour le titre je serais allé voir ce film, mais en plus de savoir que c’était le nouveau Guédignan avec Ariane Ascaride, J.P. Darroussin et Gérard Meylan c’était un incontournable. Aussi beau et même plus que « Marius et Jeannette » 17/20.
De Jean-Jacques Annaud peut-on ne pas attendre le dernier film même si comme « Or noir » il fut bien mal vendu…. Et puis en en voyant ce film dont l’histoire nous emmène dans les années 30 au cœur des déserts d’Arabie, on ne peut que penser à « Lawrence d’Arabie » et la comparaison devient alors cruelle. 13/20.
Mon vrai coup de cœur de l’année car ce fut une surprise « Les adoptés ».Dans l’embouteillage des bons films en cette fin d’année, je l’ai vu le dernier mardi avant qu’il ne soit retiré de l’affiche et je l’ai vu aussi pour Mélanie Laurent, réalisatrice et actrice. Du vrai bonheur : il y a dans ce film une justesse d’écriture, un amour des personnages, un sens de la mise en scène qui ne laisse pas indifférent. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur film de 2011 mais c’est celui qui m’a le plus touché. Un 18/20 risqué…. Mais j’assume.
C’est mon fils Didier qui m’a poussé à aller voir « Time out » d’Andrew Niccol celui qui avait fait il y a 13 ans « Bienvenue à Gattaca ». Je me suis exécuté pour faire jeune. Bon c’est une nouvelle fresque-thriller futuriste. Peut-être même que c’est le message philosophique le plus important pour un futur guère engageant : Arrêtez de faire des gosses ! .A voir plutôt en DVD pour un petit 12/20.
Avec « The Lady » de Luc Besson j’espérais mieux, mais malgré quelques faiblesses ce film doit être vu, ne serait-ce pour connaitre Aung San Suu Kyi. Besson a peut-être péché par excès d’admiration pour la grande dame de Rangoon. Un parcours politique bien tracé mais un manque d’émotions à trop vouloir dire et encore heureusement que l’actrice Michelle Yeoh, si ressemblante, amène un supplément d’âme. 15/20
« Les Lyonnais » Un bon film d’Olivier Marchal avec Lanvin et Karyo auquel je donne immédiatement 14/20 pour ne pas trop de sous-noter car…. Car un peu comme pour le dernier film de J.J. Annaud il nous fait penser à un autre et notamment dans de nombreuses scènes…. Et cet autre film c’est « Le Parrain » de Coppola…. Et une nouvelle fois la comparaison est cruelle.
« Carnage » : Je n’aime pas beaucoup le théâtre et ce film est du ciné-théâtre de Roman Polanski avec Jodie Foster et Kate Winslet….Mais le théâtre ce n’est pas toujours un « diner de con » un peu lourdingue… Encore que les cons seraient ici, plutôt à mettre au féminin, mais c’est tellement bien interprété même quand le gâteau passe mal. 14/20.
Fantastique « Hugo Cabret » et fantastique Martin Scorsese aussi talentueux pour raconter Méliès que pour décrire « les gangs de New-York ». Un film magnifique destiné aux enfants et leur grand-père, mais quelle idée de le sortir pour les fêtes de Noël quand les mouflets ne rêvent que de films d’animation et ce n’est pas la 3D qui fera que les mômes choisiraient ce film au détriment du « Chat potté » tout en gênant le grand-père seul en salle. A cause de cette maudite 3 D je ne donne qu’un 18/20.
Ah ! les films qui sortent entre Noël et jour de l’an et qui ne trouvent de place que dans une salle dite culturelle, à éviter, ce que je n’ai pas fait.
Quand on me dit qu’un film a reçu le prix Louis-Delluc je pense immédiatement à « La Gifle », « L’horloger de Saint Paul », « Danton », L’effrontée » « Au revoir les enfants » « Tous les matins du monde » « Marius et Jeannette » j’en passe et des meilleurs…. Du moins jusqu’à la fin du XXème siècle, car, à quelques exceptions près, depuis une dizaine d’année cette distinction s’est bobo-isée, télérama-isée… Enfin bref « Le Havre »est encore une superbe merde. C’est à la mode de rendre hommage au cinéma d’antan avec « The Artist », « Hugo Cabret » et j’ai l’impression que Aki Kaurismaki à voulu rendre hommage au cinéma de Carné d’avant guerre, mais un « Quai des brumes » sans Prévert et pire sans Gabin et Morgan et ses beaux yeux. Le jeu des acteurs est stupide ou ils sont nuls, c’est très mal joué (même Darroussin). On dit que c’est voulu pour faire peuple ????. 5/20 pour ce film aussi débile que « The Tree of Life ». Un point de plus car je suis moins déçu par Aki Kaurismak que je ne connaissais pas trop, que je le fus par Malick. .. . Maintenant je sais.
Je suis moins sévère avec « A dangerous Method » de David Cronenberg avec ses acteurs Viggo Mortensen, Vincent Cassel et Michael Fassbender. J’aime bien ce cinéma même si encore une fois j’ai été gêné par les scènes de folie de Keira Knightley – Sabina Spilrein. Reste les débats de psychanalyse, les joutes verbales, entre Freud, Jung et Spielrein mais heureusement, pour une fois, de voir le film au CAC en V.O. m’a évité le mal de tronche. Il ne restait que l’ambiance générale du film qui reste très Cronenberg pour un petit 12/20.
Bref le bilan 2011 se traduit par 56 films vus avec une moyenne de 13.2 +/- 2.9. Une douzaine de films (notés 11/20 et moins) que j’aurai pu éviter de voir (dont 2 vus en avion).
Deux films de plus que l’année précédente mais surtout une meilleure moyenne (11,9 pour 54 films en 2010) ce qui confirme une plus belle année cinématographique 2011.
Voilà aussi la liste des films que j’aurais pu voir mais que j’ai loupé, notamment « Des vents contraires » et « Blue Valentine » qui ne sont pas sortis à Niort et dont j’attendrai la sorti DVD.
Il y a aussi « Another Year » « Les yeux de sa mère », « Habemus Papam » mais j’ai du faire ces semaines là d’autres choix et que je les verrais bien un jour ou l’autre à la télé ou en DVD. Enfin Il y a une séance de rattrapage au CAC fin janvier pour « La piel que Habito » d’Almodovar adapté d’un roman de Thierry Jonquet que j’irai sans doute voir, mais je ne pense pas faire un effort pour voir « Une séparation », et « Tomboy ». Ca dépendra de ce qui sortira sur le circuit commercial cette semaine là. … et il y a du bon à venir.
Mon top 10 est donc le suivant ; 1/ Les adoptés 2/ Intouchables. 3/ Hugo Cabret 4/ Les femmes du 6èmeétage. 5/ Minuit à Paris. 6/ L’ordre et la morale 7/ Les neiges du Kilimandjaro 8/ The Artist. 9/ Même la pluie. 10/ Drive.
En comparaison voici quelques bilans de la presse spécialisée (En rouge des films que je n'ai pas vus) :
Le top 10 des rédacteurs de « Première » est : 1/ Black Swan 2/ The Tree of life. 3/ Drive 4/ L’Apollonide. Souvenirs de la maison close. 5/ Les aventures de Tintin. Le secret de la Licorne. 6/ J’ai rencontré le diable. 7/ Animals Kingdom . 8/ Polisse. 9/ The Artist. 10 / Never let me go.
Le top 10 des lecteurs de « Première » : 1/ Black Swan. 2/ Drive. 3/ Polisse. 4/ Le discours d’un roi . 5/ The Artist. 6/ Harry Potter et les Reliques de la mort 7/ The Tree of life. 8/ Super 8. 9 / Figher 10/ Une séparation..
Le top 10 des rédacteurs de « Studio Ciné-live ». 1/ Polisse 2/ Intouchable 3/ Black Swan. 4/ Une séparation 5/ The Tree of life. 6/ Les aventures de Tintin. Le secret de la Licorne. 7/ Le cheval de Turin. 8/ Drive. 9 ex aequo/ The Artist et Melancholia..
Le top 10 des lecteurs de « Studio Ciné live sera publié dans le prochain numéro vers le 18 janvier. Je complèterai alors ce billet.
A suivre….. car manifestement j’ai bien meilleur goût que les critiques professionnels.
De tout coeur je souhaite une excellente et très heureuse année 2012 à ceux, proches ou inconnus, qui viennent consulter, de temps à autre, ce blog sans prétention. Merci de cette fidélité.
(A suivre)
Billet quasiment sans légende..... sauf à préciser que ce fut un séjour de quelques jours en Île de France entre Disneyland et Paris avec les petits-enfants et en allant également à la rencontre d'autres petits cousins.
Voilà c'est fait et j'avoue volontiers que je ne ferai pas ça tous les jours.... Entre les files d'attente, le froid, la fatigue et quelques petits caprices bien naturels .... c'était bien, très bien .... les mouflets furent très contents et c'était le but ...... mais le mieux c'est, quand même, quand c'est fini.... en regardant les photos bien au chaud en famille ....... Quand je pense que certains choisissent les sports d'hiver ou pire la maison du Père Noël en Finlande........ Grrrr !
(A suivre)
(A suivre)